‹ L'expansion des Boers au XIXe siècleChapitre 77 sur 241 · Harris, p · texte numérisé non relu

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âe sept membres et investi non seulement du pouvoir législatif, mais encore du pouvoir judiciaire. Ces sept personnes constituèrent en effet une cour de landdrost et d'heemraaden, vieille institution datant du xvii® siècle, abolie par les Anglais en 1828, et que les Boers devenus indépendants se hâtèrent de restaurer. Gerrit Maritz fut élu landdrost, comme nous Tavons déjà dit.

Le 6 juin 1887, dans une nouvelle réunion générale des émigrants tenue à Winburg, on vota une constitution en neuf articles, conQrmant et développant celle du 2 décembre i836. Le pouvoir législatif est confié à une seule Chambre, le Volksraad ; la justice sera rendue par une cour composée d'un landdrost et de heemraaden. Le pouvoir exécutif est confié à un commandant en chef. L'esclavage est interdit mais Tégalité entre blancs et noirs n'est pas admise, le Boer étant supérieur à l'homme de couleur. Les membres de la communauté doivent s'engager par serment à n'avoir aucun rapport avec la London Missionary society, cette société de missionnaires, dont la partialité en faveur des indigènes était dans toute l'Afrique du Sud un objet de scandale, et qui en inspirant au secrétaire d'État des colonies sa politique négrophile avait rendu l'Est de la colonie du Cap inhabitable ^

Gerrit Maritz fut confirmé dans ses fonctions de landdrost et Pieter Retief élu commandant général*.

1. On trouve, outre ceux que nous avons déjà cités, un curieux exemple de cette partialité des membres de la London Missionary Society contre les Boers dans la manière dont R. Moflat raconte ^expédition de janvier 1887 contre Mosélékatsi. Les attaques qu'ils avaient subies en i836 sont présentées sous cette forme anodine : « Ces bommes avaient à se plaindre de Mosélékatsi. » Vingt-trois ans de séjour, p. 871.

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