Mac CallTheal, Hist. of S. Africa (i834-i854), p. no-iii
On s'abuserait en supposant que lesBoers ont attribué une grande importance à ces actes constitutionnels. Il est fort douteux que Pieter Retief ait jamais imposé sa volonté aux bandes d'émigrants dispersées entre l'Orange et le Vaal, et que ses ordres aient été exécutés. N'est-il pas singulier que la très importante expédition de novembre 1837 ait été entreprise pendant son premier voyage au Natal, sans sa participation et probablement même sans qu'il ait été consulté sur son opportunité*? Il fut un commandant général plus « honoraire » qu'actif.
Les émigrants qui avaient quitté le Cap en i836 et en 1887 ne restèrent pas tous au Nord de l'Orange. Si certains d'entre eux, satisfaits du climat et de la fertilité du plateau, où d'ailleurs la sécurité régnait depuis la fuite des Matabélés, se dispersèrent entre l'Orange et le Limpopo, d'autres, au contraire, supposant que le Natal leur offrirait des conditions de vie plus faciles que le pays situé à l'Ouest des Drakensbergen, s'y rendirent et y fondèrent une République.
Politiquement, le Natal présentait avec le plateau de l'Orange une analogie et une différence ; une analogie, car il existait dans le voisinage une puissance indigène aussi fortement constituée et plus redoutable que les Matabélés, les Zoulous; une différence, car le pays était, quand les Boers y pénétrèrent, non plus, vacant, mais déjà occupé par quelques colons anglais.
I. « En revenant [du Natal] vers son campement, M. Retief apprit qu*un, nombre considérable de colons étaient partis pour une expédition contre Mosélékatsi. » Lindley, cité par Mac Gall Theal» p. ii4-