Isaacs, I, p. Zl\lx
la tête entre le menton et l'occiput et la leur disloquent par un mouvement de torsion d'avant en arrière, les entraînent, les frappent et finalement les mettent à mo^t^
Fréquemment, la condamnation était collective et s'abattait sur un groupe entier. La mise à mort d'un individu de marque entraînait celle de tous ceux qui étaient à lui, de ses serviteurs, des habitants de ses villages. Quoique possédant un harem composé de filles appartenant à toutes les tribus qu'il avait conquises, Chaka affectait une grande chasteté, mais prétendait imposer aux autres la même continence. Il apprit un jour qu'on enfreignait ses ordres ; pris d'une sorte de folie, il fit massacrer les femmes coupables et leurs complices ^. Une fois, il s'avisa de l'inutilité des vieillards, ces 'propres à rien, qui consommaient les vivres des jeunes gens ; il en fit périr un grand nombre et commémora cet acte par la fondation d'un village qu'il nomma « Gibbeklack », c'est-à-dire « chasse- vieux ' ».
Mais aucun massacre ne fut comparable à celui dont la mort de sa mèreUmnanti fut l'occasion en août 1827. Tous ceux qui ne manifestèrent pas incontinent et par des démonstrations outrées l'immense désespoir que ce décès devait leur causer furent poursuivis. Le i4 août, par exemple, un individu suspect d'indifférence est assailli par une bande d'exécuteurs, il résiste d'abord et tue un de ses agresseurs, mais il tombe à son tour et les assassins mettent le feu à sa hutte dans laquelle ils brûlent ses trois femmes et ses deux enfants *.
1. Isaacs, I, p. 75. — Pendant un autre voyage, en avril 1826, Isaacs vit de même sept individus mis à mort en quelques instants, 1, p. III.