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POSSESSIONS FRANÇAISES
Comparées aui riches domaines de l'Angleterre et des Pays-Bas, les possessions françaises de l'Océanie paraissent très modestes; elles n'en ont pas moins leur importante politique et militaire. Grâce à elles, notre pavillon n'est pas inconnu sur ces mers lointaines, et le nom de la France peut s'y faire respecter.
Nouvelle-Calédonie et dépendances.
La France a pris possession de la Nouvelle-Calédonie en 1833 et en a fait une colonie pénitentiaire, ce qui a paralysé l'essor qu'aurait pu prendre la colonisation de cette terre, d'un climat salubre et qui possède des éléments sérieux de prospérité agricole et industrielle. — 14,830 k. c. ; 400 k. de long sur une largeur moyenne de 53 ];.; 60,000 liab. env. (1883), dont : population libre européenne, 7, ISO (4,10Ocivils); transportés et libérés, H, 330 (7,300 transportés); indigènes, 42,000, dont, à la Nouvelle-Calédonie : 2,000 engagés néohébridais et 20,000 Calédoniens ou Canaques, et, dans les dépendances, 17,000.
La population indigène est de race inférieure, barbare, insociable, parfois anthropophage; elle se modifie lentement et diminue progressivement; une partie est convertie au christianisme. — ■ Ch.-l. Nouméa, 4,000 hab.env. ; à 50 j. do Marseille; 4 j.do Sydney.
Climat sain; hivernage du 15 dëc. au 15 avril. Les plateaux du nord-ouest ont une altitude do 1,700 m. env. : Paniâ, i,G42m.; pic de Uumboldt, 1,650 m. Sol volcanique. Le centre est encore peu exploré. Importantes richesses minérales : houille, or, cuivre, nickel, etc.
Peu de rivières; la principale est le Diahot, 80 kil. env., dont BQnavig.; vallée fertile, mines d'or.
Les libérés sans emploi sont dntis la presqu'île Ducos ; l?s relégués, à l'Ile des Pins ; le pénitencier dépôt, à l'Ile Nou (env. 300).
Cinq arrondissements : Nouméa, Canota, Ouaïlou, Touho, Oêgoa.
Localités principales : Bouloupari, Ouarail, Bourait, pénitenciers agricoles; Balade, mines de cuivre.
L'Ile est entourée d'une ceinture de réciTs madréporîques qui la sent entre eux et la côte un canal d'eau tranquille.
A l'est, sont les petiles lies Loyalty : Ouvea, Lifou, Mare.
L'OCÉANrE
e la Nouvelle-Calédonie dépendant les Iles Wallis et Fotouna. Iles Wallis, prolecloral déclaré en 1886. Hé Fotouna (Hoorne), à l'ouest des lies Wallis, protectorat dé-
kcîaré en 1887 ; Puke, 833 m. — 5,000 hab., population maorie, sociable, catholique; bons havres de relâche entre Nouméa et Tahiti.
Etablissements français de l'Occanie.
;h.-l, Papeete, dans Tahiti;
;omprennent :
Iles de la Société.
Tahiti
Mooréa
RavaSval
-i,lliHU-l
Iles de la Société (ou lies du Vent, découvertes par Cook en 1769] ; d'abord sous le protectorat français, annexées en 1880.
Climat sain, température variant de 15* à 32°. Population douce, indolente, sympathique.
Deux lies principales : Tahiti et Mooréa.
Tahiti, centre des établissements français, 9,200 hah., dont 1,200 Européens, 400 Chinois, 3,000 maoris. — Ch.-I. Papeete, 3,200 hab. (1881).— Pays montagneux : mont Orohéna, 2,237 m.
De Nouméa aTahiti : 15 jours; service régulier mensuel par voiliers avec S an -Francisco.
Mooréa à 12 milles de Tahiti, ch.-l. Papetoai.
Iles Sous-le-Vent , découvertes par Cook en 1160; 3 lies principales : Itaîatea, lluahine, et Borabora et nombreux Ilots. Belle population maorie; bon climat.
Raïatea, dont dépend l'Ile de Takaa, enveloppée par la même ceinture de récifs. 1,500 hab-, montueuse; très bon port.
Haahine, 1,100 à 1,200 hab.; collines élevées; trè3 bon port.
Borabora, 800 hab.; pic de 720 m.
Par une convention de 1847 avec l'Angleterre, la France s'enga-
IXrANSION EUROPÉENNE
geait à reconnaître l'indépendance des île? Sons-Ie-Vent. Las Allemands ayant tenté d'en prendre possession, et ayant établi un dépûl de charbon sur le rocher de Bellingshausen, le protectorat français fut établi provisoirement en 1880 sur Itaiatea, et la souveraineté française déclarée en 188" [convention transactionnelle franco-anglaise, relative aux Nouvelles-Hébrides et au canal de Suez); il fallu réprimer quelques troubles causés par l'opposition des s anglais.
•eux),
IlesTouamotou(ou Vomnlov, on ilr~ Busses, ou Archipel dangert 250 lieues de long sur 200 de large; 78 lies, dont plusieurs inhabitées, d'origine niadrépoilque ; — l'ile principale, Anna, 1,400 hab. Le ch.-l. de résidence est Rotoava, dans l'ile Fakarava.
Iles Gambier (Mangareva), découvertes en 1797; protectorat en 1844, puis abandonnées aux missionnaires et reprises officiellement en 1870; annexées en 1881.— 5 très petites iles et plusieurs Ilots entourés de récifs. — lie principale, Mangareva : volcanique; 7,400m. sur 1,800 m. de largeur. Ch.-l. Itikitea, bon port, pèches de perles dans les lagons. — Population en décroissance : 2,000 hab. en 1834; 050 en 1871, 400 à 500 en IS88.
Iles Toubonaï, 4 lies, annexée* en 1880.
Ile Râpa, 42k.c. ; ir.0 à 200 hab. env. ; terre volcanique, sol fertile, climat tempéré. — Village principal : Akurei. — Protectorat depuis 1867; prise de possession en J881. — Importante par sa situation entre la Nouvelle-Zélande et Panama. — De Panama h Râpa, 16 à 19 jours.
Iles Marquises.— Découvertes en 1594 et occupées en 1842.
Nouka-Hiva, la plus importante, ch.-l. Taio-TIaP, siège du résident, 150 hab. dont 50 Européens ; port très sûr, a égale distance de Panama et de Nouméa. Montagnes volcaniques; sol fertile, climat sain ; population en décroissance ; quelques écoles de missionnaires. Les indigènes, en majorité catholiques, appartiennent à une race plus rude et plus belle que celle des autres îles françaises.
ne Clipperton. 10" 13' 24"'lal. N., 111" 27' 50" long. O.— Rocher
abrupt, inhabité; ait. 50m.; 4,500m. sur 5,500 m., pouvant de ve plus lard un point de relâche en face l'isthme de Panama.