‹ L'expansion européenneChapitre 121 sur 160 · POSSESSIONS ESPAGNOLES · texte numérisé non relu

POSSESSIONS ESPAGNOLES

Habitants.

Filipinas (lies Philippines). . . 5,539,000 (1888), dont 1 million indépend.

Suivi (îles Soulou) 75,000 (?).

Mariannas ou Ladrones (lies

Mariannes) 8,665 (1877).

Carolinas (îles Carolines) 18,000 (?).

Pelew (îles Palaos) 10,000 (?).

Total 5,650,000 habitants environ.

Les Philippines comprennent plusieurs grandes îles comme Luçon, Mindoro, Mindanao, et de nombreuses petites îles; la population de race malaise, est en partie insoumise.

Sol d'origine volcanique , 1res fertile ; gisements de houille ; minerais de fer, plusieurs volcans actifs.

L'archipel forme une capitainerie générale dont le ch.-l. est Manille1, dans Luçon, 270,000 hab.; 16 villes de plus de 20,000 hab.

Iles Mariannes, nommées par Magellan, en 1521, Ladrones (îles des Larrons), puis Mariannes en l'honneur de la reine Marie-Anne, en 1668. Chaîne d'îles sur une longueur de 950 kil. Ch.-l., San- Ignado-de-Aguana, 5,000 hab., la seule ville de l'archipel.

Iles Carolines, déclarées possessions espagnoles en 1733, mais ni occupées, ni exploitées. — 500 îles, dont beaucoup inhabitées, s'étendant sur 2,870 kil.

Population totale 18,000 à 20,000 hab.; intelligente et douce, différente des Malais. Belle végétation, climat agréable.

Ponapi, la plus grande, a 20 kil. de diamètre; altitude 900 rn. ; relâche des baleiniers; 5,000 hab. environ. — Yap, 2,000 hab.

Iles Palaos ou Pelew. 26 petites îles madréporiques.

Le gouvernement espagnol n'ayant, par aucun acte récent de souveraineté, affirmé ses droits sur ces îles, l'Allemagne, en 1885, voulut en prendre possession ; il en résulta un conflit fort grave , qui fut réglé par un arbitrage du pape en faveur de l'Espagne.

Iles Soulou. 60 îles. Basilan, île principale.

1. Pendant l'expédition du Tonkin, Manille fut un des points d'approvisionnement du corps expéditionnaire.

POSSESSIONS NÉERLANDAISES

1610. — Les Hollandais ont établi le premier gouverneur des Indes o

talcs en 1610, époque de l'apogée de leur puissance coloniale.

J8DU. — Dissolution de la compagnie iiéi'HrLiid.iisu des Indes orientales. Pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire, avant et après le traite d'Amiens, les Anglais prirent la plupart des Uea hollandaises, qu'ils restituèrent en partie, en 1816.

1821. — Cession h l'Aiif!l-'t-T-i>- di;s puissions de l'Inde, de Malncca et de Singapour, contre les territoires anglais de Sumatra et l'ile de Uilliton.

1859. — Traité avec le Portugal, délimitant Timor.

1871. —Les Hollandais échangent avec les Anglais les territoires des Achauti MlltM leurs droits sur Atchin.

Le gouvernement des Indes orientales {Insulinde ou Oost-Indie), eh.-I. Batavia, comprend les îles de la Sonde : Java, Sumatra, etc., partie de Bornéo, Célèbes, les Moluques (les anciennes lies aux Épiées), partie occidentale de Timor, etc.

Depuis 1830. ces colonies sont soumises au régime du monopole ; les populations sont astreintes au travail forcé.

K. a. îtrapfoqa. Indignas. Chinois. Arabes. Bitm. Java et Madoura.. 131,000 33,7(10 20.000,000 201,000 11,000 2,500 Autres possessions 1,530,000 8,000 6,000,000 138,000 S, 000 26,000

Total, ealBBi.. 1,661,000 il ,700 26,000,000 315,000 16,000 2S,500

Total : 26,431,000 habitants ' (recensement de 1880 pour Java, approximativement pour le reste).

Pour garder ces vastes domaines, les Pays-Bas ont une aj'mée de volontaires de 30,000 h. env., dont moitié Européens, et des milices.

Java. — Intérieur très montagneux. — Origine volcanique, sommets de 3,001) à 3,300 m. 43 volcans reconnus. Point culminant le Semerou, 3,746 m. env. L'éruption du Krakaloa ((883), dans une petite lie en face la pointe occidentale, causa des désastres effroyables. L'Ile s'effondra, et une vague de 20 à 40 m. de hauteur kiluva toute la côte de Ja,va. On évalue à 30,000 le nombre des victimes.

Pluies torrentielles d'octobre à mars; hauteur de pluie 2™, 07.

Température moyenne à Batavia 25° à 26°, très constante. -

!. La population des Pays-Bas étant seulement de 4,500,000 hab.

Tempér. variable de 19° à 34" sur la cote; 13° à 18° h 2,000 m. d'alt. ; 8° à 3,200 m. Climat généralement sain. Terre exlraordinairement fertile jusqu'à 600 m. d'altitude : riz, indigo, canne à sucre, café, cannelle, poivre, tabac, etc. Peu de minerais, quelques gisements de lignite k Ilanlam.

Population de race malaise, douce, mais paresseuse, musulmane, avec quelques pratiques brahmaniques.

Villes principales: Souramrla, 124,000 h.; Sourahaya, 122,000; Batavia, 97,000.

Sumatra. — Plusieurs résidences et quelques Élats tributaires; d'autres États sont indépendants. Los habitants sont de race malaise, paresseux et sanguinaires. Les Hollandais s'y établirent vers 1625; depuis, ils y soutiennent une guerre incessante contre les Étala indigènes. — AU. max. : 4,000 m.

La partie nord, ou royaume d'Atchin (Aljeb), était, depuis une convention anglo-hollandaise de (724, sous le protectorat anglais. En 1870, les Anglais cédèrent leurs droits aux Hollandais, en échange du pays des Achanli (Afrique). Les Hollandais se trouvèrent dés lors engages contre le sultan d'Atchin dans une guerre très sérieuse, qui dure toujours.

Célébes. — Deux Étals: Mmado et Macassar; et deuï provinces néerlandaises : Cûlùbex avec Sumbawa et Menado.

Terre fertile, climat salubre, ni marécages, ni jungles; vastes plaines herbeuses, entre la mer et les montagnes de l'intérieur. Les Hollandais n'ont de souverainelé directe que sur quelques parties du sud. Le resto est partagé entre des principautés indigènes.

Bornéo {voir Possessions anglaises). — Les Hollandais possèdent nominalement les Élals de Sombas, Pontianak et Bandjermassing, etc. ; ils en tirent peu de profit.

Ces colonies, jadis très florissantes, ne sont plus aussi prospères. La guerre d'Atchin pèse lourdement sur leur budget, qui s'élève à env. 300 millions de francs et se solde par des déficits constants. Eu oulre, la crise commerciale qui sévit, depuis quelques années, sur les calés et sur les sucres, leur a porlé de grands dommages. La culture la plus fructueuse est actuellement le tabac.

POSSESSIONS ANGLAISES

Les possessions anglaises comprennent l'Australie, la Tasmanie, la Nouvelle-Zélande, une partie de la Nouvelle-Guinée et un grand nombre de petites lies de la Polynésie.

L'Australie, la Tasmanïe, et la Nouvelle-Zélande forment sept colonies distinctes ayant, chacune, un gouvernement nommé par la reine, un ministère responsable et un parlement. Depuis plusieurs années, on discute les bases d'une confédération analogue à celle du Dominion of Canada, dont le chef-lieu serait vraisemblablement Hobart, dans la Tasmanie.

Les sept colonies sont ■ :

La Nouvel le- G ail es du Sud (appelée la mère des autres colonies. mothcr colony, ayant été la première fondée, en 1829), ch.-l. Sydi

Victoria, colonie séparée de la Nouvelle- G aile s en 1851, Melbourne.

Queensland, ch.-l. Brishane.

Australie méridionale, ch.-l. Adélaïde. — (De cette colonie dép( le Territoire du Nord, ch.-I. Palmerslon.)

Australie occidentale, ch.-I. Perlh.

Tasmanie, ch.-l. Hobart.

Nouvelle-Zélande, ch.-l. Wellington, séparée de la Nouvelle-Gf en 1840.

Australie.

Le continent austral est constitué par un vaste plateau central, soutenu par des montagnes de 700 métrés d'altitude à l'est, de 300 métrés environ à l'ouest, et seulement de 100 à 200 mètres ver* le sud; l'intérieur e=t acridenté par de courtes chaînes peu étendues et peu élevées '. C'est un vaste désert aride , inhabitable , fo roches détritique? d'oiïyînc pranitirpie. Les eaux se rassemblent dans quelques dépressions et y forment des lacs salés d'étendues variables.

1. Voir page 62 1rs superfleies et les chiffre* de population.

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