‹ L'expansion européenneChapitre 154 sur 160 · DERNIÈRES EXPLORATIONS DE L'ASIE · texte numérisé non relu

DERNIÈRES EXPLORATIONS DE L'ASIE

Dutreuil de Rheins (1891-1894), Français, visite le Turkestan, le Pamir et une partie du Tibet, passe à Tcherchen sur le Tarim, découvre les sources du Mé-kong, gagne le Yang-tsé, et meurt assassiné près de Sin-Ning (juin 1894).

Ed. Blanc (1895-1896), Français, explore le Turkestan et reconnaît les sources de l'Amou-daria.

Henri d'Orléans (1894-1896), parti du Tonkin, visite le Yunnan, atteint Tali par Mong-lsé, remonte le Mé-kong, traverse, de l'est à l'ouest, toute la partie de la Haute-Birmanie jusqu'au Brahmapoutra, après avoir reconnu les sources de l'Irawaddy.

Bonin (1895-1896), Français, va du Tonkin au Yun-nan, traverse la région du Tibet qui confine au Se-tckouen, le désert de Gobi jusqu'à Ourga, et revient par Pékin.

Chaffanjon (1895-1896), Français, explore le Turkestan chinois.

Roborowski et Kozlov (1893-1896), ofûciers russes, explorent la Mongolie.

Gloukhouskoï (1896) est parti le 2 septembre pour explorer le cours de l'Amou-daria.

Swen-Hedin (1895-1896), Suédois, explore le Pamir, le Tagharma, qu'il cherche en vain à escalader, le Mo ustagatta, et traverse le désert, de Yarkand à Tcherchen.

Simon (1895-1896), Français, remonte le Mé-kong avec 2 canonnières jusqu'à Tang-ho, à 2,500 k. de son embouchure, en reconnaît la navigabilité dans une grande partie de son cours.

Le Mé-kong peut se diviser en trois grands biefs principaux depuis son embouchure jusqu'à Luang-Prabang, soit sur une longueur de plus de 2,000 kil. :

1° de la mer aux cataractes de Khône;

2° de Khône à Kemmarat ;

3° de Kemmarat à Luang-Prabang.

De ce dernier point à Tang-ho, 350 kil. env., limite extrême, une série de rapides (68), enfermant des biefs locaux, rend la navigation difficile et même dangereuse.

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