‹ L'expansion européenneChapitre 35 sur 160 · LA PROVINCE · texte numérisé non relu

LA PROVINCE

La construction du chemin de fer Irans.vispicn est une de? oeuvres lea plus remarquables de ['époque moderne, non pas seulement ï cause des - matérielles qu'il a fallu vaincre, mais surtout en raison de l'intf'tlii.'rnlu énergie et de la méthode qui ont présidé à son exécution.

Les difficultés de construction n'étaient pas énormes; il n'y avait ni ■ !..■;■- i.'f.ii; i.li'jMiil.;-; ii franchir, ni grands! Iravaux d'art à exécuter, ,i i du pont de Tchardjoui ; mais il fallait, dans uu pays dépourvu Je tout, tout faire venir du centre do la Russie.

terrassement a été fournie par des travailleurs ['iTsiins, dont les équipes étiiiciil dirigées par 1rs soldats dus bataillons de chemin de Ter, véritables hommes d'élite d'un dévouement à toute épreuve, commandés par des oticieri de liante valeur et qui secondèrent idmirableoient leur chef, le général Annenkof.

L'infrastructure a été simplement faite sur un terrain île sable; elle serait incomplète, sons doute, pour un transit intensif, maïs elle suffit pwlaitement [>our la circulation de trains marchant a une vitesse modérée. Les matériaux manquaient pour consolider convenablement les remblais. Ou ne trouvait dans le désert que quelques rares branchages d'une sorte de genêt, le saxaoul; on les a utilisés le mieux possible, par petits fascinages, pour retenir les sables. Contre les accidents causé» p« lea trombes torrentielles et les abats d'eau qui descendent d'une manière terrible des gorges déboisées du Kupul.-ilaidi et emportent parfois plusieurs kilomètres de voie, il n'y avait pas de défense possible ; mais, lonqu'il en est besoin, un train de secours amène rapidement plusieurs reniâmes d'ouvriers, et en quelques jours le mal est réparé.

La traversée des 250 kil. de sables mouvants qui séparent Merv de Tchirdjoui, était une entreprise d'autant plus audacieuse qu'aucune leçon naissance préalable n'avait pu la préparer. Elle ne fit pas hésiter le général Annenkof, qui se lança dans le désert, n'ayant d'autres guides que quelques Turkmènes.

Derrière les terrassiers qui achevaient la pose des rails, avançait chaîne jour uu train portant le matériel pour le travail du lendemain, et le train qui servait do logement ambulant aux troupes et aux ingénieurs. U n'y eut ni défaillance, ni temps d'arrêt. L'eau taisait partout défaut ; on l'amenait et on l'amène encore dons

■ iivi.'s portées sur des trucs.

L'exécution de ce chemin de fer restera un modèle que devront imiter mu. qui, dans l'avenir, pourront encore être tentés de lancer une voie 'léserts de l'Asie ou de l'Afrique; mais il faut remarquer lut, dans la Transcaspieuue, il y avait un. but certain à atteindre, un |U«t riche, des villes, uu centre de civilisation déjà existant, tandis que 'tas ks projets tant de fois agités d'un chemin de fer transsaharien, "il n'a devant soi que le vide et l'inconnu.

Le? injjÉd ieurs aflirmeut pouvoir construire, eu trois mais, une ligue de >«tT*HératparleJlDuvghali';.-«>ukil.i, et même, eu cas d'urgence, établir îx mois. On ne compte que J30 kil. do Douchak a Hérat, "uii Ii tracé par Merv est plus facile. bïlérrUi Kandatiar, 450 kil.; u« Kmniahar à lu tète du chemin de fer anglais, cnv. 200 kil.

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