ROYAUME DE SIAM
Les limites du royaume de Sîam avec les possessions angla ses de la Birmanie sont diplomatiquement fixées. Par une convention de 1892, les Anglais ont étendu jusqu'à la rive droite du haut. Mékong la zone d'influence qu'ils revendiquent sur les pays chàns.
Les limites entre Siam et le Cambodge ont été fixées par une convention de 1867, avec la France, qui, incomplètement informée, a consenti a reconnaître au royaume de Siam la souveraineté des anciennes provinces cambodgiennes de Batlatnbang, Siemreap, etc.
lin 1893, les limites avec l'Annam ont été fixées, au cours du Mékong, par un ultimatum imposé par la France.
Profilant des troubles qui furent la conséquence de l'intervention française en Annam, Ips Siamois avaient porte dei postes militaires fort loin sur la rive gauche du Mékong1. tfnIH93, la France demanda le retrait de ces postes; il «n résulta plusieurs conflits, à la suite desquels deux bùtimeiits de guerre, forçant les passes du Ménam, malgré la résistance des Siamois, mouillèrent devant Bangkok; ils exigèrent une contribution de guerre, la reconnaissance de la frontière sur le Mékong, ei l'occupation du port de Cuantaboun jusqu'au règlement de toute difficulté.
Le Ménam, dont le cours supérieur est mal connu, prend sa source dans les montagnes, au sud-ouest de Luang-prabang; il traverse une contrée assez difficile; il est navigable pour les vapeurs, à partir de Pi-chai, tête de la route qui conduit dans le baut Laos,
Le Ménam reçoit (r. d.) un aflluent fort important, le Méping, qui passe àXieng-mai (Zimnié). Celte ville, résidence d'un consul anglais, est considérable, 100,000 habitants (?) ; elle fait un commerce très actif avec la Birmanie anglaise. Elle est sur la route qui gagsi le Mékong vers Xieng-sen, ou Xieng-kbong; on a proposé de pro-
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fiter de cette voie, relativement assez facile, pour établir un chemin de fer.
Raheng (10,000 hab.), sur le Méping, à 3 jours de marche du port birman de Maulmein, est le centre d'un important commerce de bois de tek, qui est, presque tout entier, entre les mains des Birmans, sujets anglais. L'Angleterre a un vice-consul dans cette ville, et l'influence birmane, c'est-à-dire anglaise, y est tellement prépondérante, que la monnaie siamoise y est complètement remplacée par la roupie indienne.
A partir de Raheng (Méping) et de Phitsanoulok (Ménam), s'étendent d'immenses plaines alluvionnaires, mais solides et anciennes.
Le Ménam inférieur se divise en un grand nombre de bras ; le principal passe à Ajuthia, l'ancienne capitale, et devant Bang-kok, capitale actuelle du royaume; mais l'entrée est rendue difficile par la présence d'une barre, qui met les grands navires dans l'impossibilité de remonter jusqu'à Bang-kok.
Le Ménam se jette à la mer après un cours de 800 kilomètres, dont 600 sont navigables pour les petites embarcations.
La plus grande partie du commerce du Laos est drainée vers Bang-kok.
Korat, sur le Se-moun, affl. de Mé-kong, est un des marchés principaux de l'intérieur; il est en relations avec Bang-kok par Sarabouri; avec Bassac (Mékong) par Ou-bôn; avec Nongkai, principal centre de commerce du haut Mékong. Ces routes de commerce sont longées par des lignes télégraphiques*
Vers le sud, l'autorité du roi de Siam s'étend sur la presqu'île de Malacca, dont il partage la suzeraineté avec les Anglais.