L'INDO-CHINE
daise. En 1786, Us achetèrent l'Ile de l'enang; en 1800, iîs s'établihiit sur la cOte voisine et fondèrent la province de Weltcslcy. Pendant les guerres de l'empire, ils dépossédèrent complètement les Hollandais, à qui cependant ils durent rendre Malacca eu 18IS.
Singapour fut fondé en 1810; les Hollandais avant abandonné llolacca en t82i>, l'influence britannique put s'étendre sans rivalités.
Singapour, bâti dans une île, que sépare du continent un bras de merde 1 à 2 milles do large, est une position maritime d'une imporlance exceptionnelle. Il s'y trouve des bassins de réparation pour les plus grands navires, et de grands dépôts de charbon. 50 lignes Taulières de paquebots y font escale1.
Actuellement, les Straits Settkments forment une colonie directe de la Couronne, dont le ch.-l. est Singapour et qui comprend:
l'Ile? de Singapour, 183,000 h., sur lesquels 2,000 Européens, environ 132,000 Chinois, 25,000 Makis, 16,000 Hindous ; li province dt- Malacca, 92,000 bab. (-10 Européens et 20,000 Chinois) ; le territoire et les tics de Dincting ;
l'Ile de Penang, 83,000 hab. (600 Européens, irJ.OOO Chinois) ; U province de WelleBley, 91,000 hab. (16 Européens, 21,000 Chinois). UïilesKeeling (ou des Cocos) et Christmas, situées daus l'océan Indien, ou sud de Singapour, relèvent des Straits Se Moments.
Us Étals indigènes de la péninsule malaise sonl : les uns placés sous un protectorat très direct, représenté par un résident; les autres soûl seulement sous l'influence anglaise, mais, tûlou tard, ils \ili'ment annexés ou placés sous le régime du protectorat. Les États protégés sont:
Perak, 213,000 hab. (dont 100,000 Malais) ; Selaugor; Sungic-Vjong ; Negri Seoabilau (contédérutiun du neuf petits Etats) ; Pahaiig. Les Étals de Kemaman, de Tringanu, de Johore, sont indépendants. La péninsule malaise est très prospère, grâce surtout à l' exploitamines d'étain, dont la main-d'œuvre est principalement bvnie far les Chinois; elle exporte aussi de l'ivoire, de la guttai Indu, du calé, des épices, etc.
La population des Straits Seulement:; augmente régulièrement : lab. en 1886; 306,000 en 1801. Les Chinois se substituent l régressive ment aux Malais.
-, ■■■■''(!■, de sing/ta puru {oïl
En 1890, le mouvement du po
5,679,000 tonnes, dout plus de 7,00
a été.
singha, lion, et para, cité}, a l'entrée et à la sortie, de
[K.viilon anglais.
L'INDO-CHINE FRANÇAISE
m d'Indo-Cliine française, on réunit la colonie de ïochinchine et les pays sur lesquels la France a des droits de protectorat : Annam, Tonkin, et Cambodge1,
L'Indo-Chine française comprend donc : 1" le bassin du Songcoï(ou Tonkin); 2° la région qui s'e't end de la mer au cours du Mékong, et certaines parties de la rive droite du Mékong dont !es limites ne sont pas fixées (Annam et Laos); 3" le delta du Mékong (Cochinchine et Cambodge).
Elle confine: au nord à la Chine; à, l'ouest, au Laos birman, actuellement sous l'influence anglaise, au Laos siamois, et au
raumc deSiam.
r de Chine, s'étend listance, une ligne il le versazit du Moknm; 5e de la rivière <!e Sui ', par le g
Annam.
jauche du Mékong et la m< illélement à la cote et à 15 ou 20 kil. de montagnes granitiques, couvertes de foréfs sui Elle.? se prolongent, vers le sud, jusqu'à l'eut! i le cap Savit-Jtictjiiïs, et, à 50 lieues granitique des lies Foula-Condor. Leurs plus grandes altitudes al- 1,600a 1,800 m. et dépassent rarement 3,000 m. Les passage* les plus bas sont dans le Than-hoa, à 000 m. env. d'alt. ; le col [porte du Laos), dans le Kouacg-lri, est à moins de 300 m. Sur la ligne de partage sont de hauts plateaux souvent dénudés : ptateuu des Buknars et plaltau des Bolovens.
Dans le nord, des ramifications nombreuses et confuses (pays des Kuong*j couvrent la région comprise entre le Mékong et le Song-coî. Entre le moyen Mékong et le Ménam, le pays parait peu accidenté ; mais il faut signaler une ligne de hauteurs remarquables, Dong-rek, orientées de l'ouest à l'est, d'un fleuve à l'autre, à la latitude de Bauac, et qui, se raccordant avec les escarpes du plateau des Bolo-
'Indo-C/tine française eut évaluée à 18 OU 20 mil- ; Ânnam,6 million?; Cambodge, 1 million ; Tunkin, 10 à
, ■ : Gn'hinchine, 1,SGG,U110 [dont environ d.yuu Chinois et 10,00(1 Euro^cns (1892).
I La population de Vit
■ . dont: Anna,
vens, semble forraerune grande digue, qui sépare les hautes plaines de l'intérieur, des plaines basses et alluvionnaires du sud. C'est ce ressaut que le Mékong franchit aux cataractes de Khong.
L'étroite bande de terrain comprise entre les montagnes de l'Annani et la côte, est déboisée et cultivée, mais moins fertile que les terres alluvionnaires des deltas de la Cochinchine et du Tonkin.
Le riz, qui forme la base de l'alimentuiion de toutes les populations de la Chine, de l'Indo-Chine, et des Indes, est cultivé sur une grande échelle dans ces délias, et fournit les éléments d'un trafic important. On a comparé l'Annam à un bambou, à chaque extrémité duquel pendrait un panier de riz, c'est-à-dire le Tonkin et la Coc hinchine ; c'est, en effet, de ces deux pays que l'Annam lire la principale partie de sa subsistance.
Les côtes. — La cûte présente quelques abris. Les points les plus intéressants sont : la baie de Came-ranh; la haie de Binli-luing, au sud du cap Vert; la baie de Ilon-lae, au sud du cap Varéla, que viennent reconnaître les navires qui traversent les mers de Chine; Quinhon, au fond d'une baie de 9 kii. sur 2 kil.
La plus importante de ces baies est celle de Tourane. Elle est vaste, bien abritée, et peut recevoir de grands navires. Sa défense est facile, elle est sur la roule de Singapour à Hong-kong, à proximité des mines de charbon du Kouang-nam, et du débouché de routes venait du Mékong.
Plus au nord, la baie de Chou-may, qui communique avec la rivière de Hué ; la baie de Thuan-ati, à l'embouthure de la rivière de Hué; la baie protégée par l'Ile de Bien-son, au sud de Thanh-hoa.
De la chaîne, parallèle à la côte, se détachent des contreforts perpendiculaires souvent fort escarpés. Ces contreforts partaient li ïone cûliere en compartiments, qui correspondent aui douze provinces de l'Annam. Ces provinces sont, en allant du nord au sud : Thanh-hoa, Nghe-au (ch.-l. Vinh), lla-linb, Kouang-binh, Kouang- Irî, Hué, Kouang-nam, Kouang-ngni, lïînh-dinh, Phu-yen, Kbanliboa, et Binh-lhouan. Une route mandarine suit la côte a peu de dislance, et relie entre elles les capitales des provinces.
Hué, la capitale du royaume, est à 12 kil. de la mer, à vol d'oiseau, sur une rivière dont l'embouchure est commandée par Ici forts de Thuan-an et dont la barre est souvent infranchissable.
Les relations entre Mué et Tourane sonl actuellement assurées par une route de récente construction qui franchit le col des Nuages (Portes de fer) (S 00 m. d'ail.).
Des canaux intérieurs meltenL Hué en communication avec le cap [dp [00 lui. nord) et avec Can-hai (30 kil. au sud).
Au nord de Hué, l'ancienne frontière entre l'Aimam et le Tonkin est marquée, à peu de dislance de Kouang-bïnh, par une muraille ; la frontière naturelle serait plus au nord, sur les contreforts des monts Dong-hoanu ; mais les trois provinces de Ha-tinh, Nghe-an, et Tbanh-hoa sont considérées comme appartenant à l'Annara.
A l'ouest, les limites des provinces île l'Annani ne sauraient être (liées d'une manière certaine. Suivant les époques et suivant les nuivcns d'action donl disposaient les mandarins, l'iiuloi-ilô annamite s'élendait plus ou moins loin, et même au delà du Mékong. Le roi deSiamprolila de la période de luîtes soutenues parl'Annani contre la France, pour occuper des territoires sur la rive gauche du Mékong; les Siamois se font même avancés dans le Kouang-lri, a moins de 3 jours de marebe de la cote. Il appartient à la France de taire reculer les Siamois, et de maintenir les anciens droits de l'empereur d'Annam, donl la puissance a été affaiblie par nous, et dont nous avous assumé le protectorat. La frontière occidentale de l'Annam doit, en certaines parties, être portée jusqu'au Mékong, dans certaines autres au delà de ce fleuve, qui est la grande artère des rehtirtns intérieures entre le Tonkin, le Laos, et la Cochincitine, et dont la navigation doit être nécessairement à la disposition de la France.
Bassin du Mékong.
Le Mékong, dont plus de 3,000 kil. ont été reconnus de 1866 à : la mission Dondart de Lagrée, descend des hautes mon- Ugnes du Tibet oriental, traverse le ïun-nan par des gorges proies le pays de Chàn ou baut Laos; il commence à être naiu-dessous des rapides tïittmif-ho, à la limite de la princifaulê de Luang-prahang. Soa cours est interrompu par des rapides ■ franchir.
On distingue trois grands biefs : le bief supérieur [ou de Luangprabang), entre les rapides de Hang-iio et ceux de Pak-lai ;
le bief moyen [ou de Nong-kai), 600 kil. env., jusqu'à Peu-nom, en amont des rapides de Kemmarat; ,
le bief inférieur (ou de Bassac), iliO kil. env., depuis Pak-moun, en a»al des rapides de Kemmarat, jusqu'aux rapides de Kliong, près de l'Ile de Khône. Ces derniers rapides ont une différence de niveau de 13 mètres (une des chutes a 600 m. de large et 20 m. de hauteur
à l'époque des hautes eaux). Le fleuve se divise en un grand nombre de bras qui s'étendent sur une largeur de 15 à 20 kil. à l'époque des crues [juin à novembre) ; cependant, les barques peuvent remonter iilacordelle.
A la frontière du royaume du Cambodge sont les rapides de Frénpatang; ils ont été franchis pour la première fois, en 188fi, par une canonnière qui est remontée jusqu'à Slung-slreng. Jusqu'à, cette époque, on n'avait pas dépassé les premiers rapides qui sont entre KratU et Sumbor. Un chenal a été reconnu et plusieurs fois suivi depuis. On peut espérer que la. navigation du Mékong sera régularisée un jour, soit en creusant des canaux pour tourner les rapides, soit en améliorant les passages praticables et en employant des baleaux de construction spéciale '.
Depuis la frontière de Chine jusqu'à Hang-ho, le haut Mékong n'est pas utilisé pour la navigation3; dans sa vallée se trouve le centre important de Xieng-hûmj, d'où l'on se rend au Yun-nan par Semao et Pou-euP; en Birmanie et à Siam, en descendant la vallée du Méping, afC. du Ménam, soit jusqu'à R&heng (à trois jours du port birman de Maulmeîn), soit jusqu'à lîang-kok.
Dans celle partie le Mi'kon^ traverse les États chàns, sur lesquels les Anglais cherchent a établir leur influence l.
De Xieng-senetde Xieng-hcng, en aval des rapides, parlent, vers le Ménam, des routes assez fréquemment suivies par les pèlerins mu-
1. Ea 1 S9i , pour la première fois, une chaloupe à vapeur, l'Argua, a pu remonter une [i«rlie des chemins de Kliniig, pci hIji.uL In période des hautes eaux. Depuis, des chenaux ont été halisés. — En 189*, des canonnières ont dépassé les rapides de Kcaunarat.
S. 11 a été reconnu par la mission Dtmdnrt de Lagrée , puis, plus récemment, par MM. Pavie et Lefehvre-Pontalia, qui ont été à Xieng-hong, et par plusieurs explorateurs anglais, particulièrement lord Lamington.
3. Pou-eul est le centre du commerce du Lhé le plus estimé en Chine.
4. Par une convention ;iS!)2'j avec Si.irn, les Anglais eut porté leurs limites jusqu'au lli''kniig,ciig!r.iliaut rimai les Etats do Xuiiii-khcng et de Xieuglonjf, et une partie de celui de ïieng-houg. Mais Xieng-hong est le ch.-l. administratif de cantons situés sur les deux rives. II est a prévoir que l'influence anglaise cherchera a s'étendre sur la rive gauche, et qu'ellese trouvera alors ea contact avec l'influence française.
Jardins à thé du haut Mékong. — Sur tes Jeux rives du Mékong, existent de grandes cultures de thé, dont l'exploitation donne lieu à. un fort înipoilaiit trafic, tout entier entre les mains des Chinois. Jusqu'à présent. L'exportation s'en fait esclusi veulent parle Yun-nan; noue cherchons à la faire dériver en partie vers le Tonkin, et les Anglais, de leur côté, vers la Birmanie ; ils ont un consul i Xieng-niaï(Mêplng), ort se font déjà d'asseï Importants échanges. Les autorités chinoises perçoivent directement le*
L'INDO-CHINE FRANÇAISE
sulmans du Yun-nan, qui vont s'embarquer pour la Mecque à Maulmein. Cetle région est couvsrie de forets de teks, dont l'exploitation pourrait être rémunératrice.
Luang-prabang, au coude oriental du Mékong, est une importante localité, ch.-l. d'une principauté, à limites assez incertaines, dont l'Annamet le Siatn se sont souvent disputé la suzeraineté. La ville avait •'îicore une population déplus de 40,000 hab., lorsqu'elle fut pillée et brûlée par les Uos, en 1887 ' ; on estime actuellement le chiffre de ses lubilanls a 12 ou 14,000 seulement. Elle se relève depuis que la imiiuiilé des postes fiançais du Tonkin a ramené la sécurité dans le pays. Un commissaire de la République y est en résidence. Un syndical de commerçants français s'efforce d'établir un courant d'échange avec le Tonkin3. C'est le point du Mékong le plus rapproche du Tonkin.
Le Mékong coule ensuite du nord au sud, pendant 230 kil. environ. XPat-lai, d'où part une roule facile qui rejoint le Ménam à Pi-chai, M navigation est interrompue par des rapides en aval desquels il change de direction, coulant vers l'est. Il traverse alors l'ancien royaume de Vien-tian, autrefois considérable et llorissant. Vienliui, la capitale, fut délruite par les Siamois en 1828. Un nouveau «cire s'est reconstitué à Nony-luii (r. d.}, à 8 jours de Luang-
irapijts sur la rive gauche ; moi; elles n'ont pas d'action sur la rive droite, tout les thés sont alors frappés de droits & la frontière.
Ub jardins d'I-pang ( r. g. ) donnent lea qualités les plus renommées,
(litre autres le fameux thé impérial , exclusivement réservé pour l'em-
pwcur. (Le produit annuel de cette récolte réservée ne dépasse pas
■ le UO kil., dont une vingtaine seulement arrivent a destination.
On paye eov. 60 piastres le pi uni a i-paug).
Ou aura une idée de l'importance du cumuicrce de cette région, eu sa-
tluut que celui lie la rive il lui le utilise les lues Je Xieii^-liùiiy et de Puk-
i.Lire étapes plus au nord), que le bac de Pak-koug est affermé
! res et donue passage a 5 ou 6,000 mules par an. («apport de
Ji.Lefebvre-Pontalis, 1892.)
Les montagnes qui séparent Meng-iuai do Xieiiu-seu oui. leurs passages
mi m. d'alt. Les routes mit été explorées par Cari Iioek ^1881-82)
(t pafle docteur Neis (Français) (1884).
1. Les Bos étaient des bandes chinoises formées, comme les Pavillons nairs et les Pavillons jaunes, avec les gens qui, pendant les vingt ans de l'insurrection du Yun-nan (185G ;'i 1816), outrait la guerre dnus cette proue.-, . I!.- ressemblent, jusqu'il un certain point, aus routiers du moyen ige, qui n'avalent d'autres ressources que la guerre et ravageaient les pro- •s de la France. Ils ont disparu peu a peu devant les colonnes frans qui ont parcouru la région frontière de la Chiue. ' !■ plus loin, p. 197.
i-J L'EXPANSION EUROPÉENNE
prabang fit à 12 joursdo Vinli (cite d'Armani}, à 40 jours de Bangkok; c'esl aujourd'hui la base des opérations commerciales, politiques, et militaires des Siamois. Il y a un comptoir français et un " a relié à Rang-kok.
i aval : Pon-phwj, entrepôt principal du commerce du benjoin qui vient du Traiwiiiih; Hanialivwi, Qu-lhen, au confluent du Hara-hin-boun (r. g.}, tête de la route de ViiiL; La-khan, 4300 kil. de Nong-kai, mission et comptoir français; le fleuve a 81)0 m. de large. Peu-nom, limite inférieure du bief navigable, au confluent du Se-bang-fai (r. g.), d'où partira sans doute, un jour, le chemin de fer qui reliera le moyen Mékong à la cûle d'Annam.
Toule celte région est relativement lies peuplée. Plus en aval, sont : Banc-moue, Kemmarat, au confluent du Se-bang-hiea (r. g.), qui ouvre la route la plus commode vers la cûte, par Ai-lao et Kouang-tri.
De Kemmarat à Pah-noun, confluent du Se-mounfr. d.), ie lit du fleuve est encombré par des roches schisteuses.
Bassac (10,000 hab.) est le chef-lieu d'une petite principauté.
Delta. — kPnom-penk, qui est la capitale du Cambodge, 1* Mékong se partage en deui bras. C'esl là que s'embranche le canal naturel qui fait communiquer le fleuve avec le Grand-lac du Cambodge, ou Tonté-sap. Ce lac forme régulateur des eaux. Pendant les trois mois de grande crue, ii reçoit les eaux du fleuve; le courant se renverse ensuite pendant la saison sèche, époque de grandes pèches, qui donnent lieu à un important trafic.
La branche occidentale, ou fleuve postérieur, ou Bassac, passe h Chuudui:; L-Ilt limite outre elle et le goll'edc .Siam une grande plaine d'alluvions récentes, qui forment le sol tremblant de la presqu'île de Ctimau; cette région est malsaine, couverte de boues marécageuses où ne poussent guère que des palmiers d'eau, coupée de nombreux arroyos; ses rares habitants vivent bien plus dans leurs barques que sur le soi encore peu affermi. Le llussae se jolie à la mer par deux larges embouchures encombrées de bancs de sable et de vases.
Le canal d'fla-lien, el celui de Rach-gia, mettent le fleuve postérieur en relations avec le golfe de Siam.
La branche orientale, ou fleuve antérieur, qui porte plus généralement le nom de Mékong, se divise elle-même, à hauteur de Vhihlong, en deux branches, qui se ramifient en plusieurs bras, sur lesquels sont les villes de Tra-vinh (branche ouest), de Bentré