‹ L'expansion européenneChapitre 54 sur 160 · L'INDO-CHINE F · texte numérisé non relu

L'INDO-CHINE F

■dcono Quang-yen.

Baokimi Cao-bang, Lang-aon, Thaï-nguyen.

Sos-tay Tuyen-quan, Hung-hoa.

ioï NiDh-binh.

NiM-Drsa HoDg-yeD '.

Des modifications ont été récemment apportées à l'organisation provinciale, dans le but de grouper sur des territoires spéciaux Ifs populations qui ne sont pas de race annamite; c'est ainsi qu'une province muong a été créée dans le bassin de la rivière Noire, avec son cbef-lieu à Cho-boa.

Laos et Pays mu on g.

Sous le nom de Laos et de haut Laos, on comprend les pays traversés par le Mékong depuis la frontière chinoise jusqu'au Caniliodfse. Ces pays, habiles par une population douce et sympathique, «ni, suivant les vicissitudes des temps, obéi aux mandarins annamites ou siamois, payé tribut soit auï uns, soit aux autres, et parfcù i tous deui, Ils sont divisés en États que nous appelons assez inexactement : provinces, royaumes, ou principautés. Ce sont, du nord au sud :

les Sib-so»g-c/iu4hat (douze cantons muongs), dont le centre est JUn-bûn-phu, entre la rivière Noire et le Kam-ou;

les Sib-song-pana (douze cantons cbàns), entre le Nam-ou et le lisul Mékong, dont le cb.-l. est Xieng-kong, surlar. d. du Mékong ;

la principauté de Luang-prabung, à cheval sur le Mékong;

I- Les provinces Je Thanh-hoa, Nghe-an, et Ha-tiuh, qui Tout partie de l'Aïuwm, ont été parfois attribuées au Toukin.

Ltt provinces (dinh) sont sulnli vï^é.?s cil préfectures [y,hir, sous-prétec- Wrw \hvyen), cantons (long), communes (sa) et hameaux (lang ou thun); '■* lerritoircs muongs se subdivisent en c/wu.

1-e* préfets et sous-préfets (quan-phu et quan-huyen) ont le rang de

■MuiUrins. Les chefs de cunlon (cai-tong et pho-tony) sout désignés par

roeurde la province. Les communes ont une grande autonomie;

' administrées par un conseil des notables û!u par les inscrits

. i liage qui subissent l'impôt dccnpitiitinui; le plus jeune inem-

.■■'•■,■ tntfing, c'est-à-dire il'Hi'giié pour faire exéculer les corvées et

■irtoiiL pour recevoir les mluioiicstaLions de l'aulorité supérieure.

1 On Évalue la population du Tonkin a Ï2,000,000 d'hab., dont It mil-

It le delta. Le Tliauh-lioa aurait 1,500,000 hab.; le Nghé-an,

196 L'EXPANSION' lïUliOPÉENNB

la principauté de Tran-bien (Hua-pauh-ha-iang-hoc),ch.-l.Muottgkua-muong (six cantons), entre le Song-ma et le Song-ca ;

la principauté de Tran-nink, chA.Xieng-kauang.&a sud. du Song-ca;

le royaume de Vien-tian, dont la capitale Vien-tian (r. g.) fut ruinée par les Siamois en (828, et s'est reconstituée à Nong-kui (r. d.);

le royaume de Bassine;

et, plus à l'est et au sud, des territoires non organisés, habités par des populations sauvages.

Toute celte région est habitée parles Thaïs et par les populations sauvages dont nous avons déjà parlé.

Les Thaïs, ou hommes libres, se groupèrent et formèrent les royaumes de Siam, de Luang-prabang, de Vien-tian, de Xieng-hong, etc. Dans les régions montagneuses, on les trouve divisés en cantons, ^'administrant séparément, mais soumis à l'autorité des mandarins annamites ou siamois.

Sur les frontières du Tonkïn et de l'Annam, les Thaïs ou Pouthaïs sont improprement appelés Muongs, du nom de leurs circonscriptions administratives; ce sont des hommes plus robustes que les Tonkinois, au caractère franc et énergique. Ils ont prélé un fort utile concours aui opérations des colonnes françaises contre les bandes chinoises en 1881 et 1888.

Les populations sauvages sont mélangées aux Thaïs dans la principauté de Luang-prabang, le Tran-bien et le Tran-ninb. Au nord du 17° de latitude, ces populations sont appelées Yao et Méo ; elles sont moins arriérées que celles du sud et ont une écriture.

Enfin, il y a quelques années, les Hos, bandits d'origine chinoise, débris des Taï-pings et des musulmans révoltés du Yun-nan, se sont répand us dans le nord de l'Indo-Chine, tandis que d'autres Chinois, agriculteurs paisibles, fuyant devant eus, s'étaient déjà installés dans les fonds des vallées, que ne cultivaient pas lesMuougs montagnards. H y eut donc, à une époque très récente, une notable infiltration de race chinoise dans ce pays.

On peut avoir1 une idée de la configuration de la région montagneuse à laquelle on donne le nom de pays muong, en observant d'abord la direction des grandes vallées, telles que celles du Songcoî, de la rivière Noire, du Song-ma, du Song-ca, etc., qui sont parallèles entre elles et à la cote nord de l'Annam. Elles indiquent un système de plissement bien caractérisé du nord-ouest au nid

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