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D'après les notes du capitaine Derthelot

L'INDO-CHINE FRANÇAISE 197

formé par des crêtes calcaires ou crétacées dont l'escarpe rapide est orientée vers le nord-est.

Ces plissements ont été croisés par des rides schisteuses, généralement alignées du nord au sud, comme celle du mont Bavi rififrre Noire inférieure), qui contiennent des gisements de minerais de plomb, d'étain, de fer, d'or, et d'argent.

Ou remarquera encore l'alignement donné par les rapides d'Hangho sur le Mékong, de Muong-koua sur le Nam-ou, de Yet-tben sur la rivière Noire, de lîa-hoa sur le Song-coî, etc., et qui indique la direction d'une arête généralement granitique, que l'on retrouve dans les montagnes de Cao-baug.

Muong-son, au nord-est de Luang-prabang, parait être un nœud Otopapbique et un point important de divergence des eaux.

Toute cette région est couverte de forêts, au travers desquelles ou ne peut marcher que sur des pistes, à la file indienne. Les villages muongs sont généralement bien tenus et gais. Dans les cirques des vallées on cultive le riz de la plaine; sur les hauteurs, le riz de nie aligne.

Notes historiques sur le Laos. — Vers (828, Gialong, empereur li'Annam, chercha à étendre ses domaines vers le nord-ouest ; à la même époque, les Siamois détruisaient Vien-lian, cap. d'un royaume laotien qui résistait à leur influence. — L'empereur annamite Tuduc organisa l'administration des chttus. ou districts de montagnes, rf'mt le centre administratif fut placé à Muong-teng, qui prit alors Itnom annamite do Dien-bien-phu.

En (862, un mandarin annamite fut placé à Xieng-Kouang, ch.-l. île la province de Tran-ninh.

Vers 1870, après la pacification du Vun-nan, eut lieu l'invasion des U« et d'autres bandes chinoises (Pavillons noirs, Pavillons jauges, etc.), qui, pour leur propre compte d'abord, puis, ensuite, à la toUe des mandarins annamites rebelles à l'intervention française, «vngérent le pays1.

Us Siamois, sous prétexte de protéger leurs frontières, envoyèrent, de leur côté, des troupes. Ils occupèrent Bicn-bien-pku à deux reposes (1885 et 1888), s'installèrent a Xùmg-quanq (1885), occupent le huyen de Eam-hon dans la province de Ha-linh (1887), où ils rèrent en contact avec des colonnes françaises. Us ont reculé depuis; un poste français a été placé à Dien-bien-phu, mais les Siaces bandes qi

mois occupent toujours des positions sur la rive gauche, à deux jours de Dien-bien-phu, et celte situation ne pourrait se prolonger sans graves inconvénients.

Il ne faudrait pas toutefois exagérer les espérances d'avenir commercial dans le Laos, qui estliabilépar une population douce, mais peu active et pauvre.

i la côte

1. — de Khan-boa à Kralië, roule assez facile, col à i>30 m. (itinéraire Cupet).

2. — de Hué à Pak-moun par Sara van (le commandant Trumelel- Faber, parti de Tourane en 1891, a reconnu la roule jusqu'à Bassac, 13 jours env.). Ces deux routes aboutissent en aval des rapides de Kemmarat.

3. — de Kouang-lri àKemmarat; on remonte la rivière de Kouangtri, jusqu'à Mai-lan; entre Mai-lan et Ai-lao (porte du Laos), tête de la navigation du ïcbe-pon, 40 kil-, col à 410 m. (par un détour 330 m., au col de Ta-riep); c'est la plus grande dépression de la chaîne côtière; on descend le Se-bang-bien jusqu'il Kernmarat.

Du Tche-pon, onpeutatteindreleSe-bang-fai et arriver à Peu-nom en amont des rapides ; col à env. 210 m. C'est la direction la plus m-atitageuse pour le tracé d'un chemin de fur (cap. de Malglaive).

Des mines de charbon ont été reconnues à Pua-tong prés de l'origine de la vallée du Se-bang-faï.

4. — de Vînt à Ou-tiien, roule la plus courte, mais non la moins

1. Les itinéraires entre le Mékong, le Tonkin et l'Annam, ont été reconnus de ISNT a 1B91 par les memlirts de la mission Pavie.

M. Pavie, commissaire de la République française k Lunng-praban^. avait été aoténeureuieut .-hargé de l'iHiitdissci.neut de la ligne 1 1 ■ I ■ ■ ■ : ..pliique Bûtre Bang kok el le Cambodge. Ses relations peraonm II les au toril .'■* :..i>ii.i:m>, le -réparaient à régler, auiij bleui eut, les questions difficiles de l'uccup •■■■■:■ .-.imoi&e dans le Laos. En 188S, il se rendil de Hanoi à Luaug-prabaog. Il fut tout d'abord secondé par le capitaine Cupet et par te lieutenant Nicolon, qui avaient accompagné une coloniiE do troupes siamoises envoyées de lîaug-kok sur la frontière (18S7-3S).

Ui: IHd'J 'i 1SU1, les travaux d'esplurulioii furent continués par les capitaines Cupet, de .llalgliuve, Cojfniard , Itiviére, le lieutenant Dugast, MM. Lugau, commis ilcivsidrîiice, l.etelm'e-l'uiilulis. iitliicbc d aiubassadi Massie, pharmacien-major, Cornillon, de Coulgeans, etc.

Leurs itinéraires ont servi de base à une carte au 1/1,000,000 (et paration, J8B3J.U* mesurent 24,000 kil., dont iB.OOO kil. déroutes de et 6,0UU kil. de voies navigables.

pénible, parle Nam-pho (neuf jours par (erre), col à 1,200m., et le Nam-hîn-boun.

a. — de Vinh à Boun-kang, par le Nam-pho, Kam-muon sur le Nam-kadin (cap. Cupet).

6. — de Vinh, par le Son-ca, navigable pendant 530 k., jusqu'à Muong-hua-muong, on pénètre dans le Tran-bien, et par le Song-mo, dans le Trao-ninh ; celte dernière direction fut suivie par les invasions annamiLos qui sriii'a gémit Luang-i'i'aliarig, à la fin du iv" siècle. — de Muong-hua-muong, en 12 jours, par Muong-son, on atteint Muong-ngoï, sur le Nam-ou, que l'on descend jusqu'à Luangprabang; trajet en un mois {cap. Cupet).

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