‹ L'expansion européenneChapitre 57 sur 160 · par Lai-chau (route M) et Mang-hao (Song-coï · texte numérisé non relu

par Lai-chau (route M) et Mang-hao (Song-coï

13. — par Xieng-hong sur le Mékong (23 jours) et de là à Se-mao (lit jours) et àPou-eul, centre du commerce du thé (itinéraire Dou- "hride Lagrée).

De Luang-prabang ri Bang-kok :

14. — On descend le Mékong sur radeaux jusqu'au* rapides de ''■' --lui ; par terre sur éléphants, on rejoint Pîtchai, léte de la navi- 8»li0n à vapeur du Hë-nam. Les altitudes ne semblant pas dépas-

;e Henri d'Orléans).

n affluent le Nam-het,

î peut se rendre à Dien-

n descend r la rivière

L'EXrANSION El'ROPÉENXK

Une route de commerce trùs suivie par 1rs Siamois est tracée de Jinng-kok, par Korat, à Nong-kai (en 43 jours, prti du transport 200 lï. par tonne); elle est doublée par une ligne télégraphique.

Des projets de chemin de .fer ont été proposés par les Anglais, dans celle direction.

Oi-igines de l'inlervciilïoi» de la France en II i do -Chine.

L'action exercée actuellement par la France dans l'Indo- Chine est la conséquence d'une série d'événements dont l'origine remonte fort loin, et dont il est intéressant de suivre l'enchaînement logique.

Nous avons dit plus haut comment la France, apros dû longues guerres contre l'Angleterre, qu'elle avait précédée dans toutes les grandes entreprises maritimes, avait été dépossédée de son empire colonial, dont la ruine définitive avait été consommée, en Amérique comme aux Indes, par le traité de Paris de 1763. Cependant, elle se refusait a déserter la lutte; quelques années après, elle soutenait les colonies anglaises d'Amérique révoltées contre la métropole; elle encourageait, dans les Indes, les efforts de Tippou-Saïb, résistant à la domination anglaise; enfin, elle saisissait une occasion favorable d'établir sa suprématie dans l'In do-Chine.

An iv" siècle, les côtes de l'Annani, auquel on donnait alors le nom général de Cochinchine, avaient été explorées par les marins portugais. Vers le milieu du xvir3 siècle seulement, des relations suivies s'établirent entre ce pays et l'Europe.

Le Père Alexandre de Rhod-es, jésuite, né à Avignon, séjourna en Cochinchine et au Tonkia de 1624 à 1630, puis de 1640 à 1046. Ce fut le premier Européen qui donna, sur cette région, des renseignements sérieui. Il en étudia la langue et en fixa la transcription en caractères latins '.

La Compagnie des Indes, fondée par Colbert en 1604, envoya, & plusieurs reprises, des agents pour lier des relations avec la Cochinchine. Le plus actîffut Poivre, qui, après la paix d'Aïi-Ia-Chapell

sït.Jo.

il l'a

LÏNDO-CHINE FRANÇAISE

(ITtBJi sur les ordres de Dupleix, se rendit à Hué, et obtint l'autorisalion de fonder un établissement à Tourane.

La guerre de Sept ans, terminée par le traité de Paris (1763), ruina les entreprises coloniales de la France dans l'extrême Orient; mais la guerre d'Amérique et le traité de Versailles de 1783 ayant tton la lionte du traité de Paris et rendu à la France, avec son prèslige, la liberté de son action extérieure, elle reporta son atlention sur la Coclrinchine.

Ed 1785, un prince, qui devint plus tard puissant sous le nom de Qalong, avait été dépossédé par un usurpateur. Un missionnaire, M-1 Pigneau, amena son fils en France, solliciter l'appui du roi. Cm ouvertures furent acceptées, et un traité signé à Versailles (Î8 mai 1787). Un corps de troupes devait Cire envoyé en Cochin- Chbe, par le gouverneur de Pondichérv, pour prêter appui au prétendant, qui, en échange, accordait h la France les Iles de Condor (Poulo-Condor) et la baie de Tourane, avec le droit de créer des établissements dans le pays et d'y commercer.

Le gouverneur de Pondichéry n'envoya pas de troupes, mais quelles officiers de mérite, entre autres un officier du génie, colonel Olivier, avaient accompagné, à leurretour, l'évêque et le jeune prince; ils organisèrent son armée, lui bâtirent les forteresses basliO 'in: s qui subsistent encore, et, après l'avoir aidé à, reprendre wn trône, ils l'aidèrent à conquérir le Tonkin, qui ne faisait pas parhéritage.

U Révolution, puis les grandes guerres de l'Empire, dêlonrnéV rtnl l'attention de la France des intérêts qu'elle pouvait avoir dans In mers d'Orient.

(iialong mourut en 1820. Ses successeurs so montrèrent hostiles aux Européens, et l'influence française disparut successivement avec les officiers qui l'y avaient établie ; les derniers quittèrent le 1824, et, pendant trente-cinq ans, lirs missionnaires, qui cherchèrent à maintenir l'œuvre de leurs prédécesseurs, se virent traqués et souvent massacrés. Plusieurs fois, notamment en 1843 el en 1845, nos navires intervinrent pour leur protection. En 1847, on dut bombarder les forts de Tourane.

Après la guerre de Crimée, le gouvernement de l'empereur Napo-

'efforça de rétablir des relations avec les États de l'Indo-

Chme. En 1856, un agent diplomatique, M. de Montigny, fut chargé

iier un traité de commerce avec les souverains de Siam et

fADBMtn ; il lit porter une lettre à la cour de Hué. fion seulement

s mandarins refusèrent de la recevoir, mais ils menacèrent les s français de leurs canons.

Celte insolence fat rapidement eh&tiâe; on bombarda et l'on prit un des forts de Tlman-an, à l'embouchure delà rivière de Hué; les mandarins offrirent d'hypocrites eicuses. Ils se vengèrent ensuite par des persécutions contre les missionnaires et contre les chrétiens, el firent périr l'évêque espagnol Mer Diaz, chef des missions. Il fallut tirer satisfaction de ces violences, et ce fut le point de départ de l'action française en Indo-Chioe.

Débarquement & Tourane (1858-1859).

Prise de Saigon.

L'amiral Rigaull de Genouilly, alors dans les mers de Chine, se rendit sur les eûtes de l'Annam (30 juillet 1838), e!, à la tète d'un petit corps de troupes franco-espagnol, il débarqua de vive force (30 août 1858), dans cette baie de Tourane, qui avait dû être donnée à Louis XVI et dont on connaissait l'excellent mouillage. Entre la baie de Tourane et Hué, la dislance est seulement delà lieues, mais il n'existait alors aucun chemin praticable aux bétes de somme pour franchir le cot des Nuages.

L'amiral ne crut pas prudent do tenter une marche sur Hué, et comme la mousson du nord-est rendait mauvaise la tenue de la côte, il résolut d'aller prendre possession du delta de Cambodge, par lequel se faisait un certain commerce.

L'occupation de S.iïyon fut résolue; elle eut lieu de vive force (H févr. 18ii0) par un corps franco-espagnol.

Alors une succession d'événements, dont on n'est plus maître, amènent la prise de possession définitive de la Cochinchine, la pénétration dans l'intérieur de l'Indo-Chine, l'intervention au Tonkin; puis, une guerre avec la Chine, qui aboutit à la déclaration formelle du protectorat français sur l'empire d'Annarn entier.

Nous allons relater la succession de ces événements.

Conquête de la Cocliinchlne.

Le i" février 1SU9, Saigon avait élé enlevé de vire force, après une assez sérieuse résistance; mais les effectifs étaient insuflisants pour laire d'autres opérations. Pendant ce temps, la petite garnison laissée à. Tourane, avait à repousser de fréquentes attaques, tandis que les persécutions redoublaient contre les chrétiens. En 18110, au moment de l'expédition de Chine, on abandonna Tourane, après 19 mois d'occupation ; on ne conserva que Saigon. Lapais de Chine (octobre 1860) rendant une plus grande liberté d'action à la flotte, et permettant de disposer de quelques troupes, te renforts furent envoyés en Cochinchïne.

Les Annamites bloquaient Saigon de très près; ils avaient établi Un camp de 20,000 hommes et des lignes fortifiées à Ki-hoa.

Le camp de Ki-hoa fut attaqué et enlevé rapidement par une colonne de 3,000 hommes {21 février 1861). 0a prît ensuite successivement les forts de Mytho (i2avril 1861); de Bien-hoa [15 décembre 1861);

de Vinh-lonfl (25 mai 1802), et l'on se rendit maître des embou- «lures du Mékong.

n traité du 5 juin 1862, la cour de Hué reconnut h la France

*a possession des provinces de Saigon, Mylho, et Bien-hoa, et s'en-

au payement d'une indemnité de 20 millions. Cette dernière

^huse du traité ne fut d'ailleurs pas exécutée, et la France prit à

'a charge l'indemnité à payer à l'Espagne.

Les mandarins de Vinh-lung, de Chau-doc, et de Ha-tien, conservant une altitude très hostile, ces trois provinces furent successivement annexées. Ila-tien fut occupé en 1867.

Protectorat du Cambodge.

La prise de possession de ia Cochinchine fut suivie, en 1863, de ^laMissement du protectorat français sur le Cambodge.

U roi ^rodon l'accepta volontiers pour se soustraire à la suprématie du roi de Siam; la France lui fit restituer sa couronne, T1' était gardée à Haug-kok, cl réjjla les frontières de son royaume W7|, Les relations du Cambodge avec la colonie de la Cochinfl™f furent longtemps très satisfaisantes. En 188;!, on crut devoir pilier les conditions du protectorat; ce fut le motif ou le préleite >e insurrection, qui fut réprimée en 1886.

l'expansion i;;!!"]i:!:nni;

Conquête du Tonkin

On ne trouvera, dans les payes qui suivent, qu'un résumé très abrégé de l'action militaire et pc>lilir[ua de la Fraaee au Tonkin. Si inléressauls que soient, par leur actualité, les épisodes de cette conquête, nous nous sommes interdit d'entrer dans des développements qui n'auraient qu'un caractère historique et aueedolique. A [n'es avoir tracé, daus leurs grandes, lignes, la marche expansiv^ des liusses dans l'Asie centrale, celle des Anglais dans l'Ilindoustau, nous nous sommes proposé de même d'indiquer les principales étapes de l'expansion française dans l'Indo-Chiue, et de dire seulement ce qui nous a paru essentiel, pour expliquer l'enchaînement des faits et le développement logique de leurs conséquences.

Mission Doudart de Lagrée (1866-1868). — Dés que le drapeau de la France fui planté à Saigon, on se préoccupa d'attirer vers ce point un commerce plus considérable. Dans l'espoir de trouver une voie de communication praticable avec la Chine, par la vallée du Mékong, une mission, sous la direction de M, le capitaine de frégate Doudart de Lagrée, fut chargée d'explorer ce fleuve '.

La navigation du Mékong étant enlravée par les rapides, il fallut renoncer à s'en servir. La mission continua toutefois sa roule vers le nord et, au prix de difficultés se renouvelant sans cesse, après de grandes fatigues, malgré les obstacles opposés par les chefs du

t. La mission partit de Saigon, en juin 1866, sur une canonnière qui ne put dépasser Kratié ; le voyage se continua à l'aide de pirogues du pays; mais à peine avait-on franchi les limites assez incertaines du Cambodge et du Laos siamois, que l'on fut arrêté par les rapides.

La mission était composée de cinq membres, sous ta direction du capitaine de frégate Doudart de Lagrée : deux lieutenants de vaisseau, Francis Garnicr et Delaporte ; deux, médecins de la marine, Tborel et Joubert, et un attaché d'ambassade. M, de Carné, avec une escorte de quelques matelots français et de quelques soldats annamites. Le voyage dura tr.u.-. années, de 1866 a 1868. — Outre la vallée du Mékong, les membres de l'expédition, se séparant les uns des autres, firent de grandes explorations latérales. Francis luiruicr remonta le Se-moun. et revint jusqu'à Pnom-penh; plus tard, il fie rendit de ïun-naua Tali-fu, traversant, n "> suus dangers, un pays eu pleine insurrection. Doudard de Lagrée explora le Se-cong (rivière d'Attopeu).

L'œuvre accomplie par ces explorateurs a été considérable et lune d(t plus remarquables que puissent enregistrer les annales de voyages. Elle n'a pu être connue qu'au moment où les événements delà guerre Francoallemande et leurs conséquences absorbaient les préoccupations dit la France, et peut-être ne lui a-t-on pas accordé toute rattintinn quelle méritait. Les résultats eu sont réunis dans deux volumes iu-l'olin. a:. atlas. (Paris, Hachette.)

i, surtout dans la traversée du Laos birman, maigri! la modicité ressources cpii ne permettaient pas d'user de moyens de transport coûteux, elle suivit le Mékong jusqu'au! rapides d'Ilang-ho, limite extrême de la navigation, et, prenant ensuite la route déterre, elle arriva (octobre 1861) dans la ville chinoise de Sé-mao.

La protection du prince Kong, vice-roi de Canton, et les passe- P->ris chinois dont elle était munie, assurèrent à la mission le définitif de sou voyage. Abandonnant le bassin du Mékong, elle traversa, en décembre 18(17, les plateaux du Yun-nan (2,000 à ï.600 mètres d'altitude), alors recouverts de neige, et reconnut la nDee supérieure d'un grand cours d'eau, coulant du nord-ouest au d'esl, le Song-coi, qui se jette dans le golfe du Tonkin. Il pouvait se faire que ce fleuve offrit la voie navigable cherchée, mais la mission ne pouvait songer à s'en assurer.

On arriva, en janvier 1868, à Toung-tchouen, sur le Yang-tsekitBg, où succomba le commandant Doudart de Lagrée, épuisé par ii s du voyage. La mission revînt par le Yang-lse-kiang à Cbaii(.'-liai.

Exploration Dupais (1872). — En passant à Ou-tchang (sur le

\iiijHse-biaii;:), les membres de I;l mission française, dont la direcii été prise par M. le lieutenant de vaisseau Garnier, rennt un commerçant français, M. Dupuis, établi depuis longtemps dans le pays, et lui firent part de leurs suppositions relatives e du Song-coî. Celui-ci résolut d'en compléter l'exploration. A la fin de 1869, il se rendit au Yun-nan, avec un officier chinois, l'u ramenait de Chang-hai des armes que la mission française s'éi gée à envoyer aux autorités chinoises. Depuis plusieurs années, le Yun-nan était déchiré par une formiul,le insurrection musulmane. La longueur des communications i ■■! li voie du Yang-tse-kiang, ne permettait que difficilement aux • chinoises de se pourvoir des armes et des munitions qui nml nécessaires. M. Dupuis offrit de les leur amener par le ... Ces ouvertures furent accueillies; on lui facilita les de reconnaître la navigabilité du fleuve, et il put se rendre »H«rig-liao, point frontière, à huit journées de Yun-nan-fu, et ou, le : commence a porter des barques. Le prohléme était résolu; I ii Yun-nan -fu, retourna à Chang-hai, et se rendit en Ou il lit part au gouvernement de sou projet d'ouvrir au «imaerce le fleuve du Tonkin.

heureusement, la France ne pouvait, à cette époque, songer

à des entreprises lointaines, quelque séduisantes qu'elles fussent; M. Dupuis ne put obtenir qu'un stérile témoignage de sympathie. Il fit néanmoins des achats d'armes, et, à la fin de lSlâ, il arrivait dans le golfe du ïonkin avec une flottille de petits navires a voiles et a vapeur, équipée à ses frais.

Un navire de guerre français, la Bouraygne, qui donnait la chasse aux pirates, se trouvait alors à l'embouchure du Song-coï, etc'est à bord de ce bâtiment que se discutèrent, avec le mandarin annamite, les conditions d'entrée du fleuve.

Mais, à peine le bâtiment de guerre s'était-il éloigné, que les autorités annamites opposèrent toutes sortes d'obstacles à M. Dupuis, qui, ne pouvant vaincre leur mauvais vouloir, força l'entrée du lleuve, et remonta jusqu'à Hanoï. La, il dut transborder son chargement sur des bateaux plus légers, qu'il put se procurer de vive force, avec la connivence des négociants chinois du pays, et il réussit à conduire successivement au Vun-nan deux convois d'armes et de marchandises, en passant devant les postes des pirates de rivière (Pavillons noirs), qui n'osèrent lui faire de résistance.

M. Dupuis constata la richesse des mines, particulièrement de cuivre et d'élatn, duYun-nan; les excellentes relalions personnelles qu'il sut établir avec les mandarins chinois lui permirent de poser Jes hases d'une exploitation qui pouvait être fructueuse. Il redescendit a Hanoï et, grâce aui lettres du vice-roi de Canton qui l'accréditaient comme agent des autorités chinoises, il projeta d'y créer un établissement fixe. Dans cette entreprise, M. Dupuis trouva de réelles sympathies dans le peuple tonkinois, qu'il représentait comme le plus doux et le plus intelligent de l'extrême Orient; il se proposait de tirer parti de l'antipathie tonkinoise à l'égard des mandarins annamites, en aidant à la restauration d'un descendant de l'ancienne dynastie nationale, et en le plaçant sous le protectorat français.

Cependant, la cour de Hué, avec laquelle, à cette époque, le g verneurdela Cochinchinc s'efforçait de conclure un traité, réclai son intervention pour obliger M. Dupuis à quitter le Toukm'.

i. Il esta remarquer que, jusqu'à crlte époque, M. Dupuis ne se réclamait que de la proie c [ion des autorités chinoises, et que les couleurs de la Franco u'étaieut pas engagées. Tout eu rendant huiumage a l'énergie de M. Dupuis et à ses aentimenta patr.otique*. on a parfois appr. '■■ quelque sévérité la conduite de ce négociant, nri*.vuaaut à ses frais, comme les anciens corsaires, une expédition militaire et s 'établis saut par ta force dans uu État qui refusait de l'accueillir.

L'tNDO- CHINE FRANÇAISE

Expédition Garnier (1873). — Pour régler ce différend, le lieutenant de vaisseau Garnier fut envoyé a Hanoï avec un détachement de troupes. Il avait fait partie de l'expédition du Mékong et était, mieux que tout autre, au courant des affaires et du caractère annamite. Les circonstances lui paraissaient favorables pour asseoir sur ce pays l'influence française.

Les mauvaises dispositions des mandarins annamites s' accentuant chaque jour, il requiert le concours de l'escorte armée de M. Dupms, et, avec la poignée de soldats qui l'accompagnent, il enlève de i'i»e force la citadelle d'Hanoï, l'ait prisonniers les mandarins et les soldais annamites, et les expédie à Saigon. Il les remplace par des Tonkinois. Des volontaires se présentent de toutes parts; mais les forteresses du pays restent entre les mains des Annamites, qui commencent des barrages sur le fleuve. Garnier prend la résolution de s'en rendre maître. Alors commence une série de coups de main donnants, qui rappellent les temps héroïques des l'izarre et des Coites1:

La canonnière l'Espinynle s'arrête devant Hong-yen, somme le gomerneur de venir à son bord et, quelques heures après, trois officiers avec diï hommes armés y pénètrent au milieu d'une garnison de 400 hommes stupéfiés.

APhu-ly, trois officiers avec vingt-sept hommes escaladent les rempurts et, en quelques minutes, en chassent les défenseurs; on y met «ne garnison de miliciens. Les villages voisins se liaient d'envnyer leur soumission.

Quelques jours après (4 décembre), l'Espingole se présente devant Haï-duong. C'est un hexagone basliouné avec fossés et redans. La baisse des eaux permet difficilement a lu canuuuiere de s'approcher; f gouverneur refuse de venir à bord. L'attaque- est décidée. On irrite, malgré le feu des pièces du rempart, à escalader le redan, P|0ia à démolir une poil'' do la citadelle, ricin officiers et quatre hommes passent, en se hissant à la force des poignets, chassent eux les défenseurs et restent uiailres de la place. On y Compte 80 canons.

Pendant ce temps, un canot monté par huit hommes ahordait à KM-billh. Payant d'audace, l'officier' dé bai que, saisit le gouverneur,

. i. '■ [liciers qui ar-rninpiisuniniit M. Garnier et qui prirent part a celte campagne, sont : MM. tiajjiy U'Avricourt, enseigne du vaisseau; de TreDliniau, sous-lieutenant d'infanterie de uiarmo ; H au te feuille, aspirant j Barmant), médecin de la murine.

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