BRITANNIQUE
Les centres industriels.
L'Angleterre est administrative m eut divisée en iii comtés [sHreJ, dont 12 pour le Pays de Galles, L'Ecosse est divisée en 32 comtés.
Les comtés du sud et de l'est sont ceux de la vieille Angleterre
historique ; les noms de Siisst'.r, Essex, Middlesex (Saxe du Sud, de
l'Est, du Centre) rappellent les origines saxonnes de la population
■ partie de l'Angleterre. C'est là aussi que se trouvent les
villes épiscopales de Canterbvrtf (comté de Kent), de Winches-
spbïre), de Satisbvry (Wiltshire), au sud de Londres; les
Mlles universitaires d'Oxford et de Cambridge, au nord.
Depuis un siècle, l'emploi industriel de la vapeur, et, depuis soixante ans, son application à la navigation et aux chemins de fer ont causé, en Grande-Bretagne, une révolution économique et sociale plus profonde qu'en aucun autre pays. L'exploitation des richesses houillères du pays a pris un développement considérable. Les bassins houillère principaux sont ceux: d'Ecosse, entre Glascowet Ildimbourg; du Sorthumberland, aux environs de Newcastle ; du Centre, qui doit se diviser en Yorkshire, Stafîordshire autour de Birmingham, et Lancasbire autour de Manchester; du sud du Pays de Galles, aux environs de Cardiff. Leur production totale s'est élevée â (Sa millions de tonnes en •I -à-dire à un ciiifîri' supérieur à celui fourni par l'Allema- • Étals-Unis réunis.
L'industrie s'est développée parallèlement ; on compte actuelle- 190) quatorze villes de plus île 200,000 hab., dont deux ea Glaseawet Edimbourg), et on:? ayant plus de 100,000 hab., dnnt deux en Ecosse (Dundee, A'/erdeen)*. Liverpool et Manchester forment des agglomérations de plus de I hab. et sont les centres principaux de l'industrie du coton. Leeds1, centre du travail de la laine ; Birmingham, centre de l'industrie du fer, comptent de 367,000 à 429,000 hab.
I. Eu ISIfl, le premier steamer traversa l'Atlantique en 25 jours, de New- York «n Angleterre; le premier uheuain de fer, de Liverpool a Mandater, futeréé en 1830.
1 Pour plu» de détails sur les comtés et les villes, voir In notice de la terre, Hlas générât Niox.
-Ii.i.tiv possède 2i millions de broches, c'est-à-dire les deux
'hes qui sont >;o mmiwmciit Jaus toute l'Europe; tes États-
'.I millions; la France, a millions.
Glascow est le principal centre manu facturier de l'Ecosse.
Glascow, Newcaslle, Cardilî sont les principaux ports charbonniers.
On a pu dire que toute l'histoire de la Grande-Bretagne est la conséquence de ce fait , qu'elle est un bloc de fer et de houille isolé dans l'Océan. Ses industries se sont trouvées, pour cette raison, dans des conditions particulièrement avantageuses, et leur développement a eu des actions réflexes considérables. L'excès de production des fabriques, obligeant à chercher sans cesse des débouchés nouveaux, a été la cause principale du développement du commerce de la nation anglaise, de sa marine, de ses établissements coloniaux répandus aujourd'hui sur le monde entier. Ceux-ci, se développant à leur tour et faisant concurence à la mère patrie, la forcent à de nouveaux efforts, et cette préoccupation domine toute la politique anglaise.
La situalion insulaire de la Grande-Bretagne et la grande activité industrielle, maritime, commerciale du pays ont contribué à façonner d'une manière toute spéciale le caractère du peuple anglais, dont les traits saillants sont l'énergie allant jusqu'à l'obstination, l'esprit d'initiative, un sentiment très lier et parfois exagéré de sa personnalité. « Jusque dans sa propre patrie, dit liant, l'Anglais s'isole; à l'étranger, les Anglais se réunissent pour n'avoir pas d'autre société que la leur l. »
Cependant, loin de descendre d'une souche unique, les Anglais de nos jours résument les qualités de races très diverses, dont le sang s'est mêlé sur leur sol.
Origines du peuple anglais.
Les plus anciens habitants des lies anglaises étaient vraisemblablement des Ibères, dont on trouve les traces dans toute l'Europe occidentale et du nom desquels sont venus, croit-on, la dénomination de Bretagne, qui est restée au pays, ainsi que le nom de Bretons, qui a été attribué aux populations d'origine gaélique ou celtique, arrivées plus tard.
i. Vidal-Lablaclie, toro cit.
Au moment des invasions germaniques et Scandinaves pos- ■■'.- au v° siècle, quelques-unes des tribus celtiques qui habitaient la Cornoiiailles et le Pays de Galles ont émigré dans l'Armorique, où se trouvaient des peuples de même race, lie surle qu'au point de vue de la constitution du sol, du climat et des populations, la plus grande analogie existe entre les provinces du nord-ouest de la France et l'extrémité sud-oecideDtale de l'Angleterre.
Dans le nord, le peuple écossais, qui se distingue par des traits particuliers de caractère et de physionomie, descend des Pietés et des Scots, qui étaient aussi de race celtique.
Cependant des Norvégiens sont également venus en grand nombre sur ces cotes, et ce sont eux qui ont été la souche des vigoureux marins qui les habitent.
D'autre part, les Romains conquirent la Bretagne après avoir conquis la Gaule, mais leur influence y fut moins profonde1. Ils refoulèrent les Celtes au nord, au delà du mur de Pietés, qui fut construit par Adrien (120 après J.-C), puis au delà du mur de Sévère (Clyde— Forlh) (200 après J.-C.)- Us abandonnèrent le pays vers l'an -420. C'est alors que commencèrent les invasions germaniques et Scandinaves.
Les Saxons fondèrent les royaumes de Sussex, de Wcssex, A'Essex1; les Angles, venus du Schleswig, donnèrent leurnom à l'Angleterre, Bngtand, et c'est de celte double origine anglotaxonne que les Anglais de nos jours aiment surtout à se réclamer. Les immigrations danoise s durèrent jusqu'au ix* siècle. La conquête normande (1066) amena la sujétion du Snson au Normand, mais il en résulta plutôt une superposition de castes qu'un mélange de peuples. II est iiicoul.i'sialile que le sang sason a repris iiiinauce, comme le prouve également la formation de la |ui, en se soustrayant à l'influence de l'idiome franco-norrevfltu un caractère tout germanique'.
..in; cIm quelques liens, ilmil IVLyiiiùln^i'' e-fl latine, rappellent ... iticiii : Londou, Landiniiuii ; Lincoln, Liiulum colonia; Dover, Tamise, Tamesa; WigUt, Veetii; Kent. Canin; les terminaisons ■ |-.|"'lli'[it d'ancien* w/ti-H. (Yiilal-l.aVilaclie, toco cit.) J,V"ir Incurie de {'Europe ait teiii/m rie (7»i W™iiy«<>[ Atlas Mox et Darsy). 1385, le l'fiinçui: ..Hait rest-j l:i langue des classes élevées. b<j indiquent une étyiiiologii-' si;judiiiiise.
L'EXPANSION ECROrÉENNE