IRLANDE
L'Irlande est, à. tous les points de vue, un pays bien distinct de la Grande-Bretagne, dont elle est séparée par le canal du Nord, la mer d'Irlande, et le canal Saint-Georges.
Sa conquête a été commencée dés 1169; la re'union à la Grande-Bretagne fut décLarée en 1800 seulement, maïs la soumission n'en a jamais été réalisée; l'Irlande est dans un état de révolte permanent, dont les manifestations, tantôt légales, tantôt violentes, ne sont pas un des moindres soucis du ■ gouvernement anglais.
L'Irlande présente les formations primaires de la région correspondante de la Grande-Bretagne, mais ses gisements carbonifères sont disséminés et de peu d'importance. Ce qui la caractérise, c'est la verdure persistante de ses campagnes mollement ondulées, qui lui ont valu le nom de Vile èmeraude, de verte Srin. Située sur le trajet des grands courants atmosphériques qui amènent les nuées chaudes des régions ëquatorîales, elle jouit d'un climat doux, mais elle compte 230 jours de pluie sur ses eûtes occidentales; la chaleur et la lumière do l'été sont souvent insuffisantes pour permettre au blé de
Les côtes occidentales, coname celles de l'Ecosse, sont profondément découpées : estuaire du Shannon, baie de Galway, baie de Danegal. A leur eitrérailé sud-est, l'Ile de Valentia a été le point d'aUerrisseroenl des premiers câbles transatlauliques.
Le Shannon, le cours d'eau principal, Iraverse l'Ile du nord au sud, en réunissant un chapelet de lacs et fiait h. Liimricli, h ['extrémité d'un fiord étroit et profond.
Sur lo côte sud, s'ouvre la ratie fortifiée de Queenstown, en avant du port de Cork.
Dublin [255,000 Lab.), capitale de l'Ile, est sur la côle orientale; Iklftist (îjG,(KI1> Lab.), la principale ville industrielle, est sur la côle nord-est, où l'émigration écossaise balance l'élément irlandais.
Admînistrativement, l'Irlande est divisée en 32 comtés, mais les
quatre grandes divisions historiques : Ulster au nord, Lein&ter a l'est, Connaught û l'ouest, Munster au sud, sont toujours usiLêes.
La population est d'origine celtique. A la suite de la conquête anglaise, des révoltes, des massacres, et des confiscations qui les suivirent, l'Irlandais a été dépossédé do son sol et réduit à une extrême misère. La division excessive de la terre eu petites fermes et le régime de la propriété qui asservit le fermier irlandais au grand propriétaire, la plupart du temps étranger, qui ne vit pas dans le pays et n'y dépense pas ses revenus, ont eu pour conséquence un »pp«UTTissemont progressif et navrant '. Malgré le grand nombre d'enfants de chaque famille, la population est en décroissance : 4,700,000 hab. en 1891. On en comptait environ 8 millions avant la grande famine de 1847, qui fit périr 500,000 personnes. L'émigration annuelle pour les États-Unis est considérable".
Lors de l'introduction de la Réforme, les Irlandais sont restés lidéles à la foi catholique; la lotte contre les Anglais a pris dès lors un caractère particulier d'acharnement a.
L'oppression politique, les persécutions religieuses, la ruine, les épreuves de toute sorte auxquelles a été soumise cette malheureuse population, ont provoqué des haines qui, de longtemps, ne pourront être apaisées. L'Irlande pourrait être cependant un pays prospère; son sol est suffisamment riche, sa population a son génie propre ; c'est d'elle que sont sortis au commencement du moyen âge les moines qui évan- ■iit la Germanie et changèrent la physionomie de l'Europe centrale*.
.' mi fermes, i'i,lir,ij propriétaires ; — 750 landtordi possèdent la ■ ■■vis. Les catholiques n'eu ont l'onsr-rvé qu'un septK-ine. & On Compte aux États-Unis 1,850,000 Irlandais et 4, 300,000 descendants d'Irlandais; au Canada, 900,000, malgré une mortalité considérable dans ttlte population tri':s misérable.
%. On compte 3,550,000 catholiques; c'est eu 1SS9 seulement que l'Église catholique a été officiellement reconnue. 4. Saiul Pairie!:, apôtre <?t paire.» île l'Irlande, vers -Vil, était originaire ■■<iin! Col'ïiiitjiui (:;'UJ-CI!i), né en Irlande, parcourut la Franco; il ijiniHintùreile Luxciitl, d'où sortirent un grand nombre d'hommes
; leur sniutetiSet par leur science.
B 'nifact, l'apùtre de la Saxe, fondateur du monastère de Fulda, 1 eu 715, était originaire do Devonshire (Angleterre).