‹ L'expansion européenneChapitre 86 sur 160 · Voir page · texte numérisé non relu

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le Sankourou i.ï. d.), qui, prolongé par le Lounéfou, ouvre une

communication presque reclili^nu cuire Li-opultiviltu cl Nyangoné.

Il reçoit un grand nombre de rivières, qui descendent du pays de

Mouata-Yambo et coulent du sud au nord.

Toutes ces rivières sont coupées de rapides lorsqu'elles passent de la région granitique à la région des grès. En aval de cette limite, «Iles sont généralement navigables; en amont, elles ont un fond rocailleux et sont peu profondes.

Plus en amont, le Congo, reçoit, à la slalion de l'Equateur, le Tcaoaapa, qui coule de Testa l'ouest, et le Loulongo ;

Du sud au nord, parallèlement au Congo supérieur : le Lomani, en parlie encore inconnu, passe à UoUWOttmba . à lluiia-lû-mba {poste helge, ruiné, en 1892, parles Arabes), à Buloko, liasoko, etc.

Le 20" degré de long, est sépare du bassin du Congo deux régions très différentes :

A l'ouest, sont de vastes plaines herbeuses, analogues aux savanes du Soudan, coupées par des bandes boisées sur le bord des rivières.

A l'est, les Ilots forestiers se rapprochent; l'immense forùl equaloriate s'étend sur une largeur de 100 kil. de l'est à l'ouest, et de l,ii00 kil. du nord au sud.

Population. — La population du bassin du Congo n'est pas dense; on ne saurait en évaluer que très approximativement le chiffre. On a supposé qu'elle pouvait Être de 40 millions d'habitants, sur une superficie triple de celle de la France. Ce chid're parait «xagéré.

Ces peuples parlent divers dialectes de la langue btmtott, qui est implûvÈa de Port-Natal à Cameroun. Ils sont de race noire, de couleur plus ou moins foncée, quelquefois rougealre; ils sont, presque tous, agriculteurs; ils incendient la savane pourpréparer leurs cultures, ce qui rend le gibier et, par suite, la nourriture animale assez rare; aussi plusieurs peuplades sont-elles anthropophages.

Les tribus les plus avancées comme état social sont groupées en wd'ijiléralions, dont les chefs exercent un pouvoir a peu près despotique (royaumes de Mfiri, Je Kmr.wli}, t\<\ Kannngo, de Lounda, etc.). Souvent leurs villages sont construits sur pilotis, pour faciliter la ^fense, dans les rivières.

Quelques tribus travaillent le fer, dont le minerai est très ubnnat>l; celles qui sont voisines des factoreries achètent des colon

nades et surtout de l'alcool. Elles sont généralement accueillantes, tant qu'elles n'ont pas eu à souffrir des ravages des marchands d'esclaves, qui désolent la région du Congo moyen et supérieur, et la région des grands lacs.

ISous avons dit aussi que des tribus do petite taille (im,50 au maximum), au teint relativement clair, pygmées signalas par Homère, Ai'istole, et Ovide, vivent disséminées parmi les populations noires, auiquelles elles servent d'espions, d'émissaires, de chasseurs d'éléphants, et de pourvoyeurs d'ivoire.

Explorations du bassin du Congo.

Les Portugais avaient, à la Tin du xvii" siècle, découvert l'embouchure du Congo; les métis portugais trafiquaient avec les populations de l'intérieur, sans d'ailleurs faire faire le moindre progrès ù. la science géographique.

Plusieurs tentatives pour remonter le Congo ' avaient échoué.

En 1873, le lieutenant anglais Cameron, envoyé, comme Stanley, à la recherche de Livingstone, avança la solution du problème, sans cependant le résoudre complètement. Parti de Bagamoyo (mars 18731, il gagna Tabora, où il rencontra les serviteurs de Livingstone, qui ramenaient son corps ;i lueôl.o; il atteignit lo Taiiganyika, dont il explora, en barque, la rive méridionale; il constata, à l'ouest du lac, l'entrée d'un canal naturel île Loukouga), déjà signalé pav Livingstone, et qu'il put suivre pendant quelques kilomètres. Oblige de quitter la rivière, que des amas do végétation obstruaient, »-^ parcourut le pays du Manjéma (ouest du Tangauyika), et arriva ■* Ni/imij'iw'. Il se proposait de descendre le Lou.ilaba, ou haut Congcr^' mais l'hostilité des indigènes l'obligea à se rabattre vers le sud. "^* traversa l'Ouroua, puis gagna la côte vers lienguella, par la région " du lac Dilata et le Bihi (nov. 1875).

La connaissance du cours du Congo est surtout due aux voyage^9 de Stanley2. — Après un premier voyage entrepris pour recherche^" c Livingstone (1872), Stanley repartit, en novembre 1874, pour le^3

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