‹ L'expansion européenneChapitre 90 sur 160 · Voir pages 280, 282 et · texte numérisé non relu

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2. Pavillon belge avec une étoile et lu devise Travail et Pror/rte.

3. La zone de commerce libre comprit, outre l'État du Congo : le territoire français jusqu'à la baie île Selle Cama, au nord ; !>.• territoire portugais jusqu'il Ainhri:, au sud; et, iveutiiHlemcrit, lu cite orientale depui* 5° de lut. N. jusqu'à l'embouchure du Zauibèze.

échange du droit de s'annexer, dans un délai de dix années et six mois, l'État du Congo, avec tous les biens, droits et avantages attacbésà sa souveraineté. La Franco consentit h subordonner son droit de préemption à celui de la Belgique.

De nouvelles ressources ont Ole accordées à l'État du Congo par l'Acte général de ltntïelles (2 juillet. IS'JO), qui a autorisé la perception d'une taxe d'entrée de 10 p. 100 pour couvrir les dépenses de l'État, et particulièrement celles que devait exiger la répression de la traite des noirs.

Limites, — L'Etat indépendant du Congo confine :

au sud-ouest, aux territoires portugais d'Angola (convention du 2j mai 1891);

au sud- est, aux territoires de la Compagnie anglaise de l'Afrique australe, ou Zumbézie (limite encore indéterminée);

àl'esï, aux territoires de V Est-africain allemand; la limite est formée par les lacs Tanganvika et Albert-Edouard et une ligne qui en joint les deux extrémités (traité du 8 nov. 1884);

au nord-est; à l'Afrique orientale anglaise, suivant le 30° longitude est de Greenwich (traité du 16 dcc. 1884); des pourparlers ont eu lieu, d'après lesquels l'État indépendant reporterait sa frontière jusqu'au Nil et, comme compensation, abandonnerait à la Société anglaise de l'Esl-africain une bande territoriale qui joindrait les ponessions anglaises de la région du lac Victoria avec celles de l'Afrique australe';

au nord, an Congo français; la frontière suit le cours du Tchiloango, se prolonge par une ligne convexe jusqu'au Coogo, suit le cours du fleuve et de son nfllucnt l'Oubanglii jusqu'au 4° latitude nord, et ce parallèle à par tir de ce point (conventions du H février 1883 et du 29 avril iS87). 11 a été convenu, depuis, que les pays de la rivo gauche de l'Oubanghi situés au nord du quatrième degré, appartiendraient à l'État du Congo.

La petite enclave portugaise de Eabinda, comprenant une partie du cours du Tcbiloanyo, se trouve interposée, sur la cote, entre le Congo français et l'État indépendant, qui n'a vue, sur l'Océan, que par l'embouchure du Congo et 37 kil. de cdtes.

Ainsi délimitée, la superficie de l'État indépendant dépasserait

1. Une expédition belge (vu Lado, sur le haut Nil. Les e (mars 1833).

n est évaluée à 14 raillions d'âmes,

t représenté par u 1 Congo (r. d.

3,300,000 kil. carrés. Sa populatio dont 800 blancs environ.

Le gouvernement central est à Bruxelles. Il e: gouverneur général en résidence à Mboma.

Le port principal est Banana, b. l'emboucuui siège de l'administration des postes et des douanes.

Les stations principales sont :

sur le bas Congo ; Banana, Mboma, Vivî, Matadi, Lêopoldvitte. Les navires remontent jusqu'à Matadi. Un chemin de fer, actuellement en construction1 {r. g.), doit relier Matadi à Léopoldville, pour contourner les rapides qui rendent la navigation impossible entre ces deui points ;

sur le Tcfiiloango : Nzobé ;

sur le Congo moyen : station de l'Equateur (Coquilhatville) [r. g.}, Bangala (r. d.) (Nouvelle-Anvers), Basoko (r. d.), (a. l'embouchure del'Arouwimi), Stanletj-Falts", en aval des cataractes Stanley.

sur le Congo supérieur : Ril/a-IUbu, Kiisowjo, limite de la navigation en pirogue;

sur les afll. de g. : Louloua'murij (sur la Louloua) , Lousambo (sur le Sankourou1, Bona Kumba (sur le Lomani, abandonné en 1892).

sur le haut Oubanghi : BtnKïfoiHe, Yakon

tl existe, en outre, une cinquantaine do stations commercial une quarantaine de missions catholiques et prolestantes.

La marine Uuviale comprend une dizaine de steamers de transport, cinq chaloupes à vapeur et des allèges ; les compagnies commerciales ont des flottilles particulières. 13,000 kil. sontactuellemenl ouverts à la navigation sur le Congo et sur ses affluents.

Plusieurs sociétés industrielles et commerciales [Cu du ( Société pour le commerce du Congo, C,a du chemin de fer, etc. sont formées pour l'eiploitationdu pays3.

1. La ligne, a voie étroite de 0»,75, doit avoir 435 kil. Au comnieD ment de 1893 on avait achevé 3(1 kit. et commencé les terrassements s 60 kil. La dépense avilit déjà dépassé 12 millions je francs. Les rigue du climat viennent auyim'iit^i' l->s difficultés résultant de la nature d pays. De 1890 a 1892, sur 4,501) travailleurs, 6110 sont morts, et un beaucoup plus grand nombre <>ut di'i quitter Isa chantiers.

Ou a prévu que le tarif de trausport de Mutadi !i Léopoldville devrai! être de 10D tYaucs les 100 kilog. a la nioutéel

2. Celle station a été momentanément abandonnée, à la lin île 18S0. Il la suite d'une attaque des indigènes, puis a été rétablie et pl.nl'autorité de Tippo-Tip.

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