‹ L'Expansion française au TonkinChapitre 5 sur 42 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

Insuccès (le noire politique indigène. — Causes. — Instabilité flans la directifin. — Irréconciliable hostilité de la classe instruite. — Moyens propres à y remédier.

L'instruction. — Conclusion: Civilisons nos conquêtes.

Nous avons posé ce principe cpi'il faut, en colonisant, avoir comme but innnédiat la prospérité du pays colonisé. On n'achète plus de nos jours les habitants avec la maison qu'ils habitent et le champ qu'ils cultivent. Le servage après l'esclavage a disparu de nos mœurs ; c'est même un des clichés les plus généralement utilisés pour démontrer les conquêtes de la ciAilisation. Il est donc impossible de traiter rac([uisition d'une colonie peuplée et >i\ante connue l'achat d'une propriété nouvelle ou la constitution d'un hel' au bénéfice de la métropole. Le .seul but qui légitime une semblaljle prise de ])ossession est la transformation de cette colonie en un pa\s ci\illsé, le bien moral et matériel des liabitanls. Même en dehors de cette question de droit, du moment qu'il ne peut être question de peupler une colonie, débordante déjà de population, connue le Tonkin, luais seulement de la mettre en valeur, le l'acteur social prend la première place dans l'œuvre de la colonisation ; car la base nécessaire de tout progrès industriel et commercial est la tranquillité et la prospérité économique. Nos rapports a> ce les occupants, notre politique

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