CONVENTION D EL-ARISH
Dans cette disposition d'esprit, il envoya au visir/
qui était entré en Syrie, un de ses officiers pour lui
faire des ouvertures de paix. Ces ouvertures obtinrent
bon accueil, par l'influence de sir Sidney Smith qui
5 commandait l'escadre anglaise du Levant.
Cet officier était justement fier de la part glorieuse qu'il avait prise à la défense de Saint-Jean-d'Acre contre Bonaparte. Il espéra profiter du découragement de l'armée pour l'amener à souscrire une capi-
lo tulation. S'il y réussissait, il rendait à son pays un immense service. Dans ce but, et avec la ferme confiance d'être approuvé par son gouvernement, il prenait dans ses communications le titre de Ministre plénipotentiaire de Sa Majesté Britannique, titre qu'il avait
15 eu, mais qu'il n'avait plus depuis que lord Elgin était arrivé comme ambassadeur à Constantinople.
Sous ses auspices la convention d'El-Arish fut conclue, le 28 janvier, 1800. C'était l'évacuation de l'Egypte. Il était convenu que l'armée française se
20 retirerait avec les honneurs de la guerre, avec armes
et bagage, que les Turcs fourniraient les vaisseaux
pour transporter l'armée en France, et sir Sidney
Smith, les passe-ports nécessaires pour la traversée.
Mais pendant ce temps-là, le cabinet anglais, moins
25 bien renseigné que sir Sidney Smith, crut voir dans la correspondance de Kléber interceptée par les croisières anglaises, que l'armée française était réduite à la dernière extrémité. Dans cette croyance et ne sachant rien de ce que sir Sidney Smith avait fait, il envoya à