‹ L'expédition de Chine de 1857-58: histoire diplomatique, notes et documentsChapitre 121 sur 285 · Cf. Blue Rooky p · texte numérisé non relu

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parages répondaient affirmativement à la question qui leur aurait été ainsi posée, question que seuls ils sont compétents à résoudre, ils auraient à s'entendre pour agir de concert en se plaçant dans les meilleures conditions possibles, et leurs opérations devraient être poussées avec vigueur jusqu'au moment où les propositions sérieuses, faites par les mandarins, pourraient être acceptées par (les Plénipotentiaires si des garanties matérielles leur étaient loyalement données.

Si, au contraire, les moyens dont les Amiraux elles Généraux peuvent disposer dans ces parages ne leur paraissaient pas suffire, en ce moment, pouf enlever la ville, y conserver l'ordre, et la garder comme un gage à ne rendre que plus tard, ce serait à eux à proposer l'adoption de mesures efficaces pour maintenir le stala ijuo, c'est-à-dire le' blocus de Canton parles forces combinées des deux nations jusqu'au moment où les deux Gouvernements, prévenus de cet état de choses par les Plénipotentiaires respectifs et par les Amiraux, enverraient en Chine des renforts sufïisanls pour dominer la situation ou donneraient de nouveaux ordres à leurs Représentants.

L'action militaire ayant été déclarée par les Amiraux des deux nations comme pouvant oITrir des chances réelles de succès, l'escadre Française remonterait immédiatement la rivière pour bloquer Canton de concert avec les forces de Sa Majesté Britannique qui se trouvent déjà devant la ville.

Les deux Plénipotentiaires pourraient en même temps se rapprocher de Canton pour y être à même de négocier, s'il y avait lieu, avec les autorités chinoises' compétentes et les notes qu'ils doivent adresser à l'autorité supérieure de Canton seraient envoyées, en même temps, par deux parlementaires au Gouverneur de la province chargé des relations extérieures de l'Empire.

Ces notes, dans lesquelles la solidarité des causes. Anglaise et Française, serait établie nettement, devraient être envoyées au Vice-roi, et en son absence, à l'autorité supérieure qui serait chargée de le remplacer dans ses fonctions ; car il est facile de prévoir que Yé. comme l'a fait autrefois le Vice-roi Siou, abandonnera la ville pour aller soi-disant combattre les rebelles au moment où il recevra les communications des deux nouveaux Plénipoten-

Une copie de la note Française adressée au Vice-roi est jointe à ce Mémorandum : mais cette note n'est encore qu'un simple projet, dont la rédaction est portée à la connaissance du Haut Commissaire de Sa Majesté Britannique, afin que Son Excellence

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