‹ L'expédition de Chine de 1857-58: histoire diplomatique, notes et documentsChapitre 138 sur 285 · I. Signifie aussi intrigantes · texte numérisé non relu

I. Signifie aussi intrigantes

ne serait pas conforme en tout aux sentiments de rectitude qui distinguent V. E.

Quant à l'ile de Ho-nan, comme elle est habitée par une foule de gens insubordonnés et que les forts des environs ont été construits avec l'argent du peuple pour le défendre contre les pirates et les voleurs, ai les troupes de votre Noble Empire s'établissaient sur l'Ile et dans les forts dont il est question, je craindrais qu'il n'en résultât de graves désordres. J'en préviens V. E. car il ne faut pas qu'Ellc puisse me reprocher de ne pas l'avoir avertie d'avance et de ne pas avoir fait tous mes elTorts pour protéger les sujets de sa noble nation.

J'ai entendu dire que dans le noble Empire de V. K. on ,cst dans l'usage d'adorer le Dieu du Ciel et que chaque septii^me ■jour on lui rend des actions de grêce, ce qui fait que votre Empire jouit depuis de longues années, d'une grande réputation de justice et d'honnêteté. Lorsque enPm V. E. médit que si dans la dépêche qu'elle m'a écrite, il se trouvait une parole ou une pensée qui parut blessante pour moi, elle déclarerait que ce serait absolument contraire à ses intentions, elle me prouve le désir qu'elle a de maintenir l'amitié et la bonne harmonie qui existent entre la Chine et la France: et moi. le haut dignitaire, n'ayant d'autre ambition que de conserver cette paix et cette bonne harmonie, entre les deux nations, s'il se présente quelques affaires h traiter qui se rapportent à leurs intérêts communs, je n'aurni aucune dilTiculté à m'en occuper ainsi qu'il conviendra. Je m'estimerais heureux si V. E. ne se laissait pas séduire par des paroles vaines qui ne peuvent jamais amener que de pénibles différences.

Voilà ce que j'ai à répondre à V. E. en lui souhaitant en même temps toutes sortes de prospérités. ■

La dépôche ci-dessus est adressée h S. E. M. le Baron Gros (R'o) Commissaire extraordinaire et plénipotentiaire du Grand Empire de France. — le ag' jour de la lO" lune do la 7° année de Hien-Foung (le i4 déc. 1857) '.

La réponse de Yé h lord Elgin qui porte la menu; n'était pas plus satisfaisante^.

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