I. Walrond, p
3o4 DÉPART DES PLÉNIPOTENTIAIRES DE CANTON
Cependant le Gouvernement impérial avait donné un suc cesseur à Yé dont il blâmait la conduite.
DÉCRET IMPÉRIAL, 29 JANVIER l858
Que HouANG Tsoung-han* soit nommé Vice-Roi des deux Kouang et se rende immédiatement à son poste. Nous ordonnons aussi qu'il soit chargé du sceau de Commissaire Impérial, afin qu'il puisse traiter les affaires avec les étrangers, et jusqu'à ce qu'il arrive au lieu de sa résidence que Pi-kouei remplisse par intérim les fqnctions de Commissaire Impérial et de Vice-Roi des deux Kouang.
Que l'on respecte ceci ! ^
DÉCRET IMPÉRIAL, 29 JANVIER l858
Le i5® jour de la 12® lune on a reçu le décret impérial qui suit :
Mou-Ko-TO-NA, Pi-KouEi et d'autrcs fonctionnaires ont envoyé une dépêche collective par la poste, pour nous faire connaître l'entrée des étrangers dans la ville.
Yé Min-tchen, comme Commissaire Impérial, était chargé des Affaires étrangères. Si réellement les étrangers lui avaient fait des demandes déraisonnables qui ne pouvaient pas être accordées, il devait prendre les mesures nécessaires pour le leur faire connaître et se concerter en même temps avec le général et le gouverneur sur les moyens les plus sûrs à employer pour les apaiser et les contenir, mais ces étrangers s'étant adressés deux fois au général, au Vice-Roi et au sous Vice-Roi, ainsi qu'à l'adjudant général, et le Vice-Roi Yé ne s'étant pas entendu avec ces autres autorités sur la manière d'arranger les affaires et même ne leur ayant pas dit qu'il avait reçu des communications et leur ayant au contraire caché tout ce qui était relatif à ces affaires, et ayant remis ces affaires de jour en jour jusqu'au
1. Originaire de Fou-Kien ; ancien tao-taï au Kouang-Toung ; soussecrétaire au Conseil privé (Nei-Koi) ; gouverneur du Tche-Kiang ; gouverneur général du Se-tch'ouan.
2. Pour trad. exacte de la trad. portugaise du texte chinois, B°° Gros.
Pl-KOUEl AU BARON GROS 3o5
moment où ces étrangers, poussés au désespoir, sont entrés tout d'un coup dans la ville, a été vraiment bien coupable dans sa conduite : il a agi bien mal et a grandement trompé la confiance que ncus avions mise en lui, en l'élevant au poste où nous l'avions appelé. Nous ordonnons donc qu'il soit immédiatement destitué de ses emplois. Le général de Canton Mou-ko-to-na, le sous vice-roi Pi-kouei, les adjudants généraux Kouang-hi et Kouang-lin, l'administrateur de la douane de Canton, Heng-lui, le trésorier Kouang Rouo-lin et le juge criminel Chou Ki-piu, sont aussi coupables de négligence, mais comme le Vice-Roi a agi sans les consulter, ils sont dignes de pardon, et alors, au lieu d'être sévèrement punis nous leur faisons la grâce de commuer leur peine en celle que le Conseil devant lequel ils seront traduits jugera convenable de leur appliquer.
Qu'on respecte ceci !
Pi-kouei s'empressa de faire part de cette bonne nouvelle :