‹ L'expédition de Chine de 1857-58: histoire diplomatique, notes et documentsChapitre 22 sur 285 · LE YIGE-ROI AU CHARGÉ D*AFFAIRES DE FRANGE · texte numérisé non relu

LE YIGE-ROI AU CHARGÉ D*AFFAIRES DE FRANGE

laine, qui ont élé ordonnées par le Magistrat de Si-lin-hien de la province de Kouang-Si, a été clairement exposée dans ma réponse précédente, et une communication a été sur-le-champ expédiée pour prendre des renseignements, comme il est constaté par les Archives.

Quant à ce que vous . me dites, Noble Envoyé, dans Votre dépêche qu'aucune mention n'avait été faite par moi de la satisfaction à donner, je dois vous faire observer que c'est la loi établie de la Chine que, dans une province quelconque, quand un Magistrat a fait pendant son administration des persécutions et des oppressions, c'est au Gouverneur de cette province, que les communications doivent être expédiées par le Gouverneur général, afin que des enquêtes et des interrogatoires soient faits par des officiers délégués ad hoc et rendus sur les lieux, et après que toutes les circonstances sont bien connues par le Gouverneur général, c'est alors qu'il peut les juger et en donner sa décision. Le Père Ghapdelaine ayant été victime de la persécution dans la province de Kouang-Si, et cette province étant éloignée de la province de Canton de plusieurs milliers de lis, voilà pourquoi, en apprenant la nouvelle que vous aviez reçue (et qui m'avait été communiquée) j'avais (fit, dans ma réponse antérieure, qu'il fallait écrire au Gouverneur de cette Province (Kouang-Si) pour examiner l'affaire, et qu'aussitôt que sa réponse serait reçue, je pourrais vous en faire part. C'est la loi de la Chine jusqu'ici en vigueur. Or les enquêtes ont été ordonnées depuis peu, et comme vous m'adressez une dépêche pressante, je dois vous dire. Noble Envoyé, qu'il n'est pas possible, attendu l'éloignement des lieux, d'obtenir une réponse en quelques jours. En somme, les affaires publiques de la Chine, avant d'être décidées, doivent être bien examinées. On ne peut pas admettre telle ou telle chose comme un fait dont on aura été témoin oculaire, uniquement parce qu'on en a entendu parler. Je crois que, dans Votre Noble Empire lui-même, on n'a pas cette manière d'agir. Il faut donc que la réponse du Gouverneur du Kouang-Si soit reçue, pour que l'affaire du P. Ghapdelaine soit décidée. Votre intelligence et Votre équité ne peuvent vous laisser. Noble Envoyé, aucun doute à cet égard.

Je vous adresse en conséquence cette réponse, en vous souhaitant, etc., etc.

C'est là le but de la présente communication officielle.

La réponse ci -dessus est adressée à M. le Comte René de. Courcy, etc., etc., etc.

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