I. Pour Irad. exacte, (sig.) 6°" Gros
M. REED A t'aN SSg
de la lettre dont le Président des États-Unis l'a chargé pour S. M. l'Empereur. Le Soussigné a également déclaré pourquoi, en raison de l'expérience acquise à cet égard par son gouvernement, ri exigeait avant de se dessaisir de la dépêche la promesse formelle qu'on l'expédiât loyalement et que réponse y fût faite sur le pied d'une égalité complète. Le rescrit Impérial envoyé aujourd'hui au Soussigné ne lui donne pas l'assurance d'un semblable résultat et par suite ce rescrit n'est pas satisfaisant. Il ne peut donc pas expédier la lettre.
Dans sa dernière entrevue avec les Hauts Commissaires, le Soussigné îiincèrement désireux d'empêcher les hostilités, s'est écarte des principes de formalités, pour se réunir à eux sur leur déclaration qu'ils avaient tous les pouvoirs que peut conférer le Gouvernement et qui sont nécessaires pour une négociation préliminaire.
Dans son entretien d'hier, le Soussigné s'est enquis des points sur lesquels ils consentiraient à traiter et c'est avec un sincère regret qu'il a appris que les deux questions auxquelles les États- Unis attachent une grande importance, si ce n'est la plus grande: La résidence ou la visite éventuelle à Pe-King d'un ministre accrédité et la navigation libre ou même restreinte dans les deux grands fleuves de la Chine, n'étaient pas seulement inadmissibles dans l'opinion de LL. EE., mais qu'elles ne souffraient même pas la discussion.
C'est avec un sentiment plus pénible encore que le Soussigné a appris que les justes réclamations de ses compatriotes, montant relativement à une faible somme et pouvant supporter l'examen le plus rigoureux, pour les pertes de Canton et ailleurs, étaient rejetées avant même qu'on ne leur ait accordé une attention que demandait pour elles le Soussigné. Il se voit obligé de transmettre ce refus à son Gouvernement.
Maintenant qu'il a fait tout ce qui était en son pouvoir pour engager LL. EE. les Commissaires et le Gouvernement qu'Elles représentent à accéder à des propositions amicales, il ne reste plus rien à faire au Soussigné. Les États-Unis veulent encore rester en paix avec la Chine et leur Envoyé peut encore offrir ses bons offices, mais il désire qu'il soit bien entendu que son influence pour écarter les troubles de l'Empire est déjà bien diminuée ; et que la responsabilité du moment ne peut pas retomber sur lui * .