I. Pour trad. exacte, (sig.) B»» Gkos
36o LES PLÉNIPOTENTIAIRES DEVANT LE PEI-HO
RÉPONSE DU BARON GROS A M. REED. 12 MAI l858
Le baron Gros répondit au sujet de cette lettre :
Je n'ai pas besoin de dire combien je regrette raveuglement et la mauvaise foi que les autorités chinoises ont déployées dans ces circonstances... Dans les graves circonstances que peut amener l'attitude prise par les Commissaires chinois, j'aurai à prendre bientôt une détermination que ma position particulière me commande, et quelle qu'elle soit, j'aurai l'honneur de la faire connaître à V. E. le plus tôt qu'il me sera possible.
Dans la note suivante M. Reed rectifia quelques-uns des renseignements qu'il avait donnés au sujet de ports que les Chinois seraient disposés à ouvrir au commerce étranger :
NOTE DE M. REED AU BARON GROS, l3 MAI l858
Légation des Etats-Unis Minnesota, i3 mai i858.
Monsieur le Baron,
En causant avec Mr. Williams*, le Secrétaire de ma Légation et mon Interprète pour le Chinois qui est revenu hier soir de la rivière, j'ai découvert que dans ma communication à V. E. du II mai, je me suis trompé sur les noms des ports que les autorités chinoises consentent à ouvrir au Commerce étranger. Voici ceux dont il a été question :
Hoi-HEOU, l'entrepôt de Kioung-tcheou fou, dans l'île de Haïnan.
Tien-Pé et TcHAO-TCHEou FOU (Swatow) dans la province du Kouang-Toung.
Ts'iouEN-TCHEOu FOU daus la province du Fou-Kien.
Taï-wan et Tam-choui, dans l'île Formose et Wen-tcheou fou dans le Tche-Kiang.
Je suis convaincu que ces ports seront concédés sans difficulté.
Je profite, &:c.
(Sig.) W. B. Reed 2.
1. Le D*" Samuel Wells Williams. — Voir mon Hist. des Relat. de la Chine, I, p. 285.