‹ L'expédition de Chine de 1857-58: histoire diplomatique, notes et documentsChapitre 24 sur 285 · M. DE COURCY A YÉ · texte numérisé non relu

M. DE COURCY A YÉ

égards que se doivent les nations amies. Il croirait faillir à Thonneur.

C'est ainsi que les choses se passent en France, et chez les peuples civilisés, lorsque l'un d'eux vient à commettre envers une puissance amie une offense involontaire ; comment pourrais-je croire qu'il en est autrement en Chine ?

Voilà pourquoi je n'ai pu supposer que V. E. ne fût pas parfaitement instruite de la mort violente de M. Chapdelaine ; voilà pourquoi j'ai pensé qu'elle s'empresserait de me proposer, elle-même, la réparation que son Gouvernement doit au mien ; voilà pourquoi je lui ai demandé une entrevue pour en conférer amicalement avec elle ; voilà pourquoi le refus qu'elle m'a fait et le langage qu'elle m'a tenu, dans ses deux dépèches des ao août dernier et 9 courant, me paraissent vraiment inexplicables.

Je me vois donc dans la nécessité de maintenir les termes de la satisfaction que j'ai demandée à V. E., tels que je les lui ai posés dans ma communication du 36 août dernier, et j'ai l'espoir. Noble Commissaire Impérial, que Votre Gouvernement ne perdra pas de vue les gravies conséquences que pourrait entraîner son refus d'y acquiescer. S. M. Mon Auguste Maître est instruite du traitement barbare dont l'un de ses sujets a été victime dans votre noble Empire, et j'attends ses ordres.

Je renouvelle, etc., etc., etc.

(Sig.) : G'® René de Courcy.

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