‹ L'expédition de Chine de 1857-58: histoire diplomatique, notes et documentsChapitre 243 sur 285 · ARRIVÉE DES PLÉNIPOTENTIAIRES A TIEN-TSIN · texte numérisé non relu

ARRIVÉE DES PLÉNIPOTENTIAIRES A TIEN-TSIN

tîaires ensemble venant encore faire entendre des paroles d*arranr gement, aurait un caractère de solidarité qui donnerait à penser au Gouvernement de Pe-King.

Les mandarins font inviter verbalement V. E. à remonter à Tien-tsin, pour leur donner des conseils : mais, ces conseils, il les ont déjà reçus ; et, si les Commissaires sont assez bien inspiré» pour les suivre, ils nous engageront officiellement à nous rendre à Tien-tsin, où ils nous attendront, munis des pleins pouvoirs nécessaires pour traiter sur les bases essentielles que nous avons fait connaître au Gouvernement chinois.

Si la Cour de Pe-King veut sincèrement en arriver à un arrangement à l'amiable, c'est là le seul parti à prendre maintenant, et je prie V. E. de vouloir bien le conseiller de nouveau aux autorités chinoises, soit qu'EUe se décide à remonter seule la rivière, soit qu'Elle juge à propos de la remonter avec nous.

V. E. sait sans doute que le Sampson et deux canonnièrcf anglaises viennent d'arriver, et que 5oo hommes d'infanterie de marine française étaient déjà à Hong-Kong, au moment du départ de Sampson.

J'ai l'honneur, &c.

(Sig.) B°° Gros.

Le comte Poutiatine répondit :

COMTE POUTIATINE AU BARON GROS, 27 MAI l858

A bord deVAmerica, le 27 mai iSbSu

Monsieur le Baron,

Connaissant maintenant l'opinion de V. E. et de Lord Elgia au sujet de l'invitation verbale des Commissaires faite par l'entremise du Mandarin Djang, je me conformerai entièrement avec votre désir et je vous suivrai aussitôt que vous aurez pris la résolution 'de remonter la rivière.

Permettez-moi, M. le Baron, de vous dire que selon ma conviction, il est difficile 4* attendre du Gouvernement chinois un sincère vouloir de faire les concessions qu'on lui demande; il s'efforcera de les éluder jusqu'à la fin et ce n'est qu'une pressîoa très grave et la soudaineté des actions qui pourra le forcer à céder. Peut-être qu'il tâchera encore de faire résistance, s'il a le temps de réfléchir aux moyens à prendre pour sa défense.

C0MUtJ!l1CATlO> DES COMUISSAIHES IMPÉRIAUX 37$

En me communiquant hier le projet du traité Français, \. E. m'a donne une nouvelle preuve de la franchise qu'EIle veut bien mettre dans ses relations avec moi : je l'en remercie sincèrement et je m'empresserai de lui faire parvenir mon projet aussitôt que je l'aurai arrôt« définitivement

Veuillez agréer, &c.

(Sig.) C' POUTIATINE.

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