I. Pour trad. exacte (siga.) B®» Gros
public OÙ ratlendaient les Commissaires impériaux et après les compliments et les politesses d*usage, le Plénipotentiaire de France, auquel les Commissaires Impériaux avaient donné la première place, les a remerciés d'avoir bien voulu lui envoyer une copie de leurs pleins pouvoirs et il leur a annoncé alors qu'il allait placer sous leurs yeux les pouvoirs originaux signés de la main de l'Empereur, pouvoirs dont il allait leur remettre une traduction chinoise légalisée, ce qui a eu lieu immédiatement. Les Commissaires Impériaux, de leur côté, ont présenté au Plénipotentiaire de France le décret du Grand Conseil rendu par ordre de l'Empereur et à la suite de cette sorte d'échange des pleins pouvoirs, le Plénipotentiaire de France a dit aux Commissaires Impériaux que, bien que les pleins pouvoirs qu'ils avaient exhibés ne fussent pas' tout à fait satisfaisants, il était cependant disposé à s'en contenter pourvu qu'il reçût, avant l'ouverture des négociations, des gages non équivoques de la sincérité du bon vouloir du Gouvernement chinois à terminer sérieusement et à la satisfaction de la France les questions en litige. Le Baron Gros a dit ensuite que les Commissaires Impériaux avaient sans doute connaissance des demandes présentées par la France et dont les principales avaient été spécifiées dans les différentes dépêches adressées à S. E. Yu, premier ministre de l'Empire.
Les Commissaires chinois ayant répondu d'une manière affirmative, le Plénipotentiaire de France a ajouté que les Commissaires Impériaux ne devaient pas Ignorer non plus qu'il avait mission de réclamer, avant toutes choses, du Gouvernement chinois, la punition du magistrat du district de Si-lin-hien qui, en violation flagrante du traité solennellement conclu en i844 entre la France et la Chine, et ratifié par l'Empereur Tao- Kouang, avait fait mettre à mort le missionnaire chrétien français, Auguste Chapdelaine, un apôtre de paix et de charité qui n'était venu en Chine que pour y enseigner la pratique du bien.
Le Secrétaire de la Mission chinoise, Pi-hen, a cherché alors à renouveler les justifications qui ont déjà fait l'objet des dépêches du Vice-Roi Yé ; mais on lui a fait remarquer que cette assertion n'avait pas sa place ici et qu'elle était plus spécialement du domaine de la discussion dans les conférences ultérieures.
Pi-hen a accepté cette interruption avec un tact intelligent et a terminé en appuyant sur le désir sincère qu'ont les Commissaires Impériaux d'en arriver à une solution satisfaisante et durable des affaires actuellement pendantes. Le Plénipotentiaire
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de France a répondu qu'il désirait bien vivement qu'il en fût ainsi et il a prié les Commissaires impériaui d'être bien persuadés que la France n'aiait sur la Chine aucune vue d'ambition : qu'elle voulait respecter son honneur comme son territoire et qu'elle ne désirait que voir la paix et la bonne harmonie se rélablir sur des bases durables entre les deux Empires.
Le Plénipotentiaire de France s'est levé alors et a pris eon:;. des deux Commissaires Impériaux.
Le comte Poutiatine fit part au baron Gros de son cnlreviji avec les Commissaires dans tes termes suivants :
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Mon entrevue avec les Commissaires Koueî'liang et H01.1.1 Cha-na a eu lieu le même jour à € h. du soir. Je leur ai montn' mes pleins pouvoirs et leur en fis remettre une traduction en langue mantchou. Les Commissaires ont exhibé ensuite le décrrl Impérial en vertu duquel ils sont autorisés à traiter et m'en onl donné une copie. Apri^s celle formalité, je leur projKisai de néf-'icier avec moi un traité sur les bases que j'ai eu l'honneur dr communiquer h V. E. et je leur fis en même temps de sérieusi-observations sur la nécessité qui existait pour eux de s'entendi< au plus vite avec tes représentants des Puissances alliées.
Les Commissaires n'ont fait aucune objection sur ces deii> points, et si je parviens à quelque résultat quant au premier 'y li de le communiquer à V. E.
Enfin eut lieu la réception du ministre américain :