‹ L'expédition de Chine de 1857-58: histoire diplomatique, notes et documentsChapitre 42 sur 285 · TÉ A M. BOVET · texte numérisé non relu

TÉ A M. BOVET

Canton, le lo novembi'e i856.

Vous m'avez exposé dans le temps qu'en raison de la mésintelligence qui existe entre les Anglais et les Chinois, vous craigniez que les malfaiteurs ne profitassent de cette occasion pour piller et vous m'avez demandé protection, en conséquence, pour vous et vos nationaux ; et le Chargé d'Affaires de France m'a adressé une dépêche dans laquelle il me disait qu'il avait envoyé un navire de guerre à Canton pour y protéger, etc., etc. Moi, le haut fonctionnaire, j'ai déjà répondu à ces dépêches comme il est constaté par les Archives.

Le bombardement que les Anglais ont dirigé ces jours derniers contre la cité de Canton a irrité ses habitants à ce point que la force des armes seule peut maintenant décider. Dans ce temps de crise, je crains de ne pouvoir donner à vos nationaux la protection qui leur est due. En conséquence, il me semble qu'ils n'ont rien de mieux à faire que de se rendre à Macao. C'est ce que je vous ai écrit le i'''' de la lune courante (29 oct.). La ville de Canton se trouvant actuellement sous les armes, je craindrais beaucoup que ses défenseurs, dans leur précipitation, ne pussent pas distinguer les soldats de Votre noble nation.

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