NOUVEAU BOMBARDEMENT
Comme le Chargé d'AfTaires de France réside à Macao, je vous prierais de vouloir bien ordonner à vos nationaux de s*y transporter, afin qu'ils n'aient à souffrir aucun mal et que le navire de guerre qui dqit remonter à Canton restât où il est maintenant puisque sa présence ne serait plus nécessaire ici et je vous adresse cette demande non seulement de peur que par mégarde il ne lui soit fait quelque mal, mais aussi afin que les Chinois ne conçoivent ni crainte ni doute. Il me semble que cela est d'une absolue nécessité. Et si je vous tiens ce langage c'est que je suis en relations amicales avec vous et que je vous parle sincèrement.
C'est ce dont j'avais à vous prévenir et c'est pourquoi je vous adresse la présente déclaration.
La déclaration suivante est adressée à Bovet, vice-consul de France.
i3® jour de la lo* lune de la 6* année de Hien Foung *.
NOUVEAU BOMBARDEMENT, 28 ET SQ OCTOBRE l856
Après que les habitants eurent été prévenus à deux reprises différentes par le capitaine Hall de se retirer avec leurs biens, le bombardement recommença le 28 octobre à i heure de l'après-midi, à Paide de deux canons de VEncounter, placés par l'amiral Seymour dans la Dutch Folly, contre le mur de la ville placé devant le yamen du Commissaire impérial qui y mettent le feu, ainsi qu'aux maisons environnantes, laissant ainsi un passage entre la Dutch Folly et le rempart.
Le 29 octobre, Parkes déclara à Tsiang, préfet de Lingtcheou, remplaçant le préfet de Canton qu'on disait malade, qui était venu le voir, que l'amiral anglais continuerait les opérations jusqu'à ce que le Commissaire impérial ait consenti à accorder aux représentants étrangers libre accès près des autorités de Canton. Parkes déplaçait ainsi la question et engageait de la sorte, sans les consulter, ses collègues étrangers et M. de Courcy ainsi que le D"* Peter Parker firent comprendre qu'ils étaient neutres et qu'ils n'entendaient