I. Voir plus loin, p, io
La situation ne s'était pas améliorée en Chine : le viceroi Yé, toujours aussi obstiné, non seulement ne cédait sur aucun point, mais encore multipliait les difficultés devant les Anglais.
« Le 28 décembre, écrit M. de Courcy dans ses Souvenirs S en entrant dans le salon du gouverneur, don Isidore Guimaraens, chez lequel je dînais, ce jour-là, en compagnie du D"" Parker et de M. Canhete, consul général d'Espagne, je fus surpris de la gravité et de la froideur avec lesquelles il nous accueillit. A peine, pendant le repas, prononça-t-il quelques paroles. Dès qu'il fut terminé, il nous pria de passer dans son cabinet et nous y révéla immédiatement la cause de ses préoccupations. « Messieurs, nous dit-il, vous voyez, en « moi, un gouverneur fort embarrassé et fort inquiet. Figu- « rez-vous que le vice-roi veut nous affamer, et que, proba- « blement, dans quelques jours, Macao naanquerade vivres.»