‹ L'expédition de Chine de 1857-58: histoire diplomatique, notes et documentsChapitre 66 sur 285 · V. E. m'ayant écrit, dans le temps, que plusieurs Français · texte numérisé non relu

V. E. m'ayant écrit, dans le temps, que plusieurs Français

I. Izidoro Francisco Guimarâes, nommé gouverneur le i3 sejjt. i85i à la place de Francisco Antonio .Gonçalves Gardoso. — I.-F. Guimarâes. Vicomte de Praia Grande de Macao, Ministre d'État honoraire, pair du royaume, vice -amiral, secrétaire et directeur général du Ministère de la Marine et d*Outremer ; né à Lisbonne, a 9 avril 1808 ; -j- dans cette ville, 17 janvier i883. — « Homme accompli qui s'acquitte de ses importantes fonctions, dans [des] conditions précaires et difficiles, avec un savoirfaire, un tact, une bonne grâce, une dignité vraiment irréprochables. Capitaine de vaisseau, officier d'expérience et de mérite, appartenant à Tune des vieilles familles du royaume, grand, élancé, fort élégant, très fin, âgé de quarante ans à peine, très instruit, parlant l'anglais et le français avec une pureté remarquable, doué d'une physionomie agréable, intéressante et distinguée, incessamment courtois sans être banal, il mérite toutes les sympathies et les a conquises. » (Marquis de Gourcy, Souvenirs, II, p; io4 )

DÉTACHEMENT FRANÇAIS A HONG-KONG to5

résidaient à Canton pour y faire )o commerce, j'ai craint que votre noble nation ne vint malheureusement à soulTrir de la guerre injuste que les Anglais ont suscitée et je vous ai écrit à ce sujet. Plus tard vous avez ordonné à vos nationaux de se rendre à Macaû ainsi qu'il est constaté par tes Archives, et cette mesure a été une preuve de l'harmonie et de la honne amitié qui ont'toujours régné entre la Chine et sa noble nation. Cette amitié étant si intime et si étroite, comment serait-il possible que nous interdisions le transport des vivres à Macao P Les informations qui sont parvenues à V. E. n'avaient, en effet, aucun fondement.

Toutefois, je dois lui faire observer que. parmi les Chinois de Hiang-Chan, il j en a beaucoup qui résidaient et faisaient le commerce auï environs de la porte occidentale de Canton et que. par suite, des désordres dont les Anglais sont la cause, par suite des nombreux incendies qu'ils ont allumés, des milliers de maisons et de magasins ont été détruits, en sorle que ces négociants, sans demeures et sans abri, ont été contraints de prendre la fuite et de retourner à leur ville natale. Sans aucun doute, ils doivent avoir conçu contre les Anglais une haine implacable et, comme ils savent que plusieurs de ces derniers résident k Macao, je pense qu'ils auront voulu prendre des mesures pour se venger, ce qui, en effet, pourrait fort bien être. En conséquence, je vais donner l'ordre au magistrat de ce district d'examiner soigneusement l'affaire, de réprimander les dits négociants et d'agir avec discernement.

En effet, peu de temps après, un nouvel édît levait l'interdiction en ce qui concernait Macao.

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