FRANÇAIS
L^attîtude expectante que l'attente d'instructions de son gouvernement, imposait à notre Chargé d'affaires ne l'empêchait pas cependant de prêter son concours à la Grande-Bretagne pour la défense de ses possessions si elles étaient menacées, ce qui paraissait être le cas pour Hong-Kong. D'accord avec M. de Courcy, l'amiral Guérin se rendait le 6 janvier iSSy près de Sir John Bowring à Hong-Kong <i pour lui offrir officiellement de mettre à sa disposition tous les moyens
de défense susceptibles d'agir à terre de concert avec les autres troupes de la colonie » . Cette offre, écrit ramiral Guérin à M. de Courcy, a été acceptée avec la plus vive reconnaissance et il a été immédiatement arrêté entre S. E. et moi qu'un détachement de 5o hommes de la division occuperait dès ce soir un poste qui lui serait assigné du côté des Etablissements Jardine et Matheson. Dans le jout, ce détachement sera réduit à i5 hommes munis de mousquetons et composant l'armement de deux obusiers de montagne. Indépendamment de ce détachement, toutes les mesures sont prises pour que i5o hommes armés de fusils et quatre obusiers de montagne puissent descendre à terre au premier signal d'alarme convenu entre nous et les autorités de Hong- Kong*.
Le i3 janvier 1867, les étrangers abandonnèrent le mouillage de Whampoa.
Le mémoire suivant, affiché sur les murs de la ville, peutêtre rédigé par les autorités, fut adressé aux consuls par les habitants de Canton. Ni M. de Courcy, ni le D' Parker ne crurent devoir y répondre :