‹ L'expédition de Chine de 1857-58: histoire diplomatique, notes et documentsChapitre 73 sur 285 · ARRIVÉE DE M. DE BOURBOULON · texte numérisé non relu

ARRIVÉE DE M. DE BOURBOULON

Le 5 mars, Sir John Bowring envoyait à M. de Bourboulon un nouveau document émanant de la Cour de Pe-King semblant « indiquer que le Gouvernement chinois, tout en affectant de considérer la lutte engagée comme une affaire locale que lexpérience et l'habileté de Yé sauraient arranger, se préparait à résister partout aux exigences des Barbares, s'occupait activement de mettre l'entrée du Pei-ho et particulièrement la ville de Tien-tsin, le port de la capitale, en état de défense, et qu'en nous rendant au Nord, au lieu de trouver en face de nous des Commissaires impériaux prêts à négocier, nous trouverions de prime abord des canons. En un mot, «crit M. de Bourboulon, je crois qu'il ne faut pas se dissimuler que la question prend aujourd'hui des proportions plus considérables qu'on ne l'avait prévu, et que, dans les dispositions actuelles du Gouvernement chinois, la demande du renouvellement des traités, c'est la guerre avec la Chine* ».

Sir John disait dans sa lettre : « I need scarcely add that it affords most convincing évidence of the falsehood of the représentations sent by the Impérial Commissioner to the Emperor of China and of the desirableness of cordial co-operation between the Treaty Powers ^ » .

M. de Bourboulon répondit le 7 mars :

Je remercie V. E. de cette importante et intéressante communication qui de même que le document analogue communiqué par vous à M. de Courcy par votre dépêche en date du 4 février, témoigne d'une manière curieuse de l'exactitude avec laquelle le Vice-Roi Yé représente à Son Souverain les graves événements qui se, sont passés à Canton, ainsi que limperturbable dédain de la Cour de Pe-King, à Tégard des barbares. Nul doute, Monsieur, qu'une telle infatuation ne rende plus que jamais désirable l'étroit accord des trois puissances qui ont des comptes à lui demander ^.

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