‹ L'expédition de Chine de 1857-58: histoire diplomatique, notes et documentsChapitre 74 sur 285 · Blue Book, p. a · texte numérisé non relu

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Il6 RETOUR DE M. DE BOURBOULON EN CHINE

NOTIFICATION DE M. DE BOURBOULON A TÉ, [\ MARS iSÔy

M. de Bourboulon, par la lettre suivante, notifia officiellement au vice-roi qu'il avait repris possession de son poste, que la conduite du Chargé d'affaires en son absence avait été entièrement approuvée par le Gouvernement français, et lui rappela que nous attendions la satisfaction demandée pour l'assassinat de M. Chapdelaine, laissant entendre à Yé que, malgré la modération de notre attitude actuelle, nous étions fermement résolus à l'obtenir.

Macao, le 4 mars 1867.

J*ai rhonneur d'informer le noble fonctionnaire que je suis reveau depuis quelques jours dans cette résidence pour reprendre la direction des affaires de mon grand Empire avec l'Empire chinois.

Je dois d'abord faire connaître à V. E. que l'Empereur, mon Auguste Souverain, a donné une entière approbation à tous les actes du Chargé d'Affaires, M. de Courcy, qui étaient parvenus à sa connaissance jusqu'à l'époque de mon départ de j^aris, et que je ne puis également qu'approuver et louer la conduite qu'il a tenue dans toutes les circonstances survenues depuis jusqu'à l'époque de mon arrivée.

S. M. l'Empereur des Français a daigné particulièrement approuver la réparation qui a été demandée à Votre Noble Empire pour la violation du traité dans la mise à mort du missionnaire Chapdelaine, dans les termes où cette demande a été officiellement adressée à V. E. par le Chargé d'Affaires. Il serait inutile de m'étendre ici sur la gravité de cette affaire ; le noble fonctionnaire ne peut manquer d'en comprendre toute l'importance. Je me bornerai donc à lui demander si la demande de réparation dont il s'agit, a été transmise par lui à sa Cour, et comme d'après le temps qui s'est passé je dois présumer que la réponse de Son Auguste Empereur lui est parvenue déjà depuis quelque temps, je prie le noble fonctionnaire de me la faire connaître sans plus de retard. Je ne dois pas lui laisser ignorer que, d'après les ordres que j'ai reçus en partant de mon Auguste Empereur, la conduite que je devrai tenir dans les graves circonstances où l'on se trouve, sera déterminée, en grande partie, par la réponse que

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