‹ L'expédition de Chine de 1857-58: histoire diplomatique, notes et documentsChapitre 78 sur 285 · PROCLAMATIONS DV MAGISTRAT DE IIIANG-CHAN IIQ · texte numérisé non relu

PROCLAMATIONS DV MAGISTRAT DE IIIANG-CHAN IIQ

J'ai eu l'honneur de recevoir des ordres des hauts fonctionnaires de la province dont il ressort :

Que les Barbares anglais ayant attaqué Canton, des troupes ont été envoyées pour les exterminer. Le Commerce va leur <'tre interdit ; aussi les Chinois se trouvant à Hong-Kong soit comme marchands à leur compte, soit comme employés dans les maisons de commerce ou à hord des bâtiments barbares, devront-ils cpiiltcr Hong-Kong et rentrer dans leurs familles.

Ceux qui désobéiront à cet ordre seront considérés commp traîtres et punis comme tels, leurs propriétés en marchandises et en terres seront confisquées au profit du Gouvernement.

Les notables et les anciens qui auront toléré leur absence seront punis des mêmes peines ; — qu'on obéisse donc sans hésiter.

Il a déjà paru une proclamation émanant de moi. par laquelle j'enjoignais aux principaux habitants et aux notables d'obi'ir ponctuellement k ces dispositions. Mais craignant que parmi Ic^ habitants des villages il y en ait qui ignorent encore ces mesuips et se trouvent ainsi exposés à être punis sans être coupabli'^, j'ai cru convenable d'en publier une seconde pour l'informatiiMi de chacun.

11 est donc entendu que ceux qui ont quelques membres Je leurs familles k Hong'Kong soit comme marchands, soit comnir employés dans les maisons étrangères, devront, aussitôt la publication de la présente proclamation, les engager k rentrer daus leurs villages respectifs dans un délai de cinq jours. Ceux qui négligeront de s'y conformer et qui, ne répondant pas à mnu appel, continueront de rester a Hong-Kong auront leurs biens confisqués et vendus au profit de l'Ëtal, et de plus, une foispri';, ils subiront le châtiment des traîtres. Les notables, les anciens. leurs parents et tous ceux enfin qui auront toléré leur absenii' seront assujettis aux mêmes peines.

Qu'on obéisse afin que plus tard on n'ait point à s'en repentir.

Le I" jour de la a" lune (le a5 février 1857) de la 7* anin^i' de Hien-Foung ' .

Kieou, Sous-préfet en expectative, magistrat par intérim du district de HIang-chan, mandarin du 10° degré, et mentionné ili>,

1 . Pour Irad. conforme, Macao, la 6 mars 1857 (sig.) Kleczkowsh i .

laO RETOUR DE M. DE BOURBOULON EN CHINE

fois, proclame ce qui suit relativement à une souscription publique.

Je viens de recevoir de S. E. Yé les instructions suivantes :

Les opérations militaires entreprises à Canton contre les Anglais occasionnent d'énormes dépenses et Ton compte sur le secours du peuple pour y subvenir.

Le montant des sommes nécessaires a été divisé entre les différentes parties de la province ainsi qu'il suit : le district de Huenn-te doit fournir 200 000 taels.

Je trouve, en examinant, que les districts de Hiang-chan et de Siun-houei sont en général habités par des gens aisés dont le cœur généreux n*a jamais manqué de dévouement à la patrie.

Je dois en conséquence ordonner au sous-préfet de Hiangchan d'ouvrir une souscription pour ï 00 000 taels et à celui de Siun-houei une autre de 1 20 000 pour subvenir aux besoins des troupes.

Lorsque cet ordre vous sera parvenu, vous requerre? immédiatement les gens riches et les notables de souscrire chacun suivant ses moyens et vous réunirez une somme de 100 000 taels que, si elle ne peut être envoyée en totalité et en une seule fois à Canton, pourra l'être par des à-comptes; et elle sera alors répartie entre les troupes.

Le besoin le plus pressant se fait sentir parmi les troupes et vous devrez exhorter assidûment vos administrés à fournir cette somme que je pense vous serez heureux de m'envoyer le plus tôt possible.

Vous dresserez une liste contenant les noms des souscripteurs et les montants des sommes souscrites par eux. J'en rendrai compte au Trône pour qu'ils soient traités selon leur mérite.

En conséquence des ordres ci-dessus, je me suis empressé, au reçu de ce qui précède, d'enjoindre à l'assemblée des notables, aux autorités subalternes et aux principaux habitants, d'établir la règle suivant laquelle le montant de la somme demandée devra être réparti. Mes archives en font foi.

Mais je remarque que dans les dépendances de la sous-préfecture, les villages sont d'ordinaire habités par des gens aisés qui, en considération du besoin pressant qui se fait sentir, s'empresseront de souscrire pour acquérir de cette façon du mérite et en être récompensés.

Je dois m'y attendre d'autant plus que les villages de Siaolann et de Houang-p'ou ayant déjà souscrit pour une somme de 300 000 taels ne doivent pas être mis de nouveau à contribution,

Page 1