‹ L'expédition de Chine de 1857-58: histoire diplomatique, notes et documentsChapitre 86 sur 285 · H. DE BOURBOULON · texte numérisé non relu

H. DE BOURBOULON

Verdier-Latour, chancelier de la Légation de France en Chine en i852, a laissé le portrait suivant de M. de Bourboulon et de sa femme : « [II] était exigeant, assez difficile, parfois même acerbe et quinteuï, professant des maximes philosophiques et sociales fort extraordinaires et très avancées, affectant de ne pas croire en Dieu, socialiste et fouriériste, mais, au fond, un brave homme, ayant bon coeur et se montrant très attaché à ses devoirs comme à ses amis... C'est un petit homme chétif, maigrelet, au teint blafard, aux allures incertaines et sautillantes, à la chevelure inculte, au poil hérissé; sous son nez camard s'étalent d'épaisses moustaches ; d'énormes sourcils retombent sur ses yeux gris et fuyants. Ce qui rend ces apparences particulièrement ridicules, c'est le contraste désolant qui existe entre l'exiguïté de M. le Ministre et la haute stature de M."" son épouse, laquelle le dépasse d'un bon pied tout au moins. Quant à M"" de Bourboulon, elle est aussi maigre que longue et point jolie du tout-, mais elle sourit toujours ; elle est instruit''. enjouée, spirituelle ; elle a beaucoup d'entrain et d'entre CoRDHR. — Eipéd, de Chine 1897-58. 9

l3o ^ LE PARLEMENT ANGLAIS

gent, elle cause à merveille sur toute chose avec une verve intarissable. Un peu moins capricieuse et despote, elle serait charmante*. »

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