Cte d'Hérisson, L'Exn, de Chine, p
I72 PREMIÈRES HOSTILITÉS. — LES t'aI-p'iNG
PROCES-A i;i;r.\i,
A la Conférence tenue, le i4 Avril 18G0, chez Mr. Bruce, à reflet de prendre en considération générale les mesures d'hostilités auxquelles on aurait recours pour le cas où les Plénipotentiaires décideraient que les affaires seraient remises entre les mains des Commandants-en-chef des forces de terre et de mer ;
Mr. Bruce a lu un Mémorandum rédigé par lui-même, en date du i4 avril, i8(So, cjui traitait la question de rétablissement d'un blocus dans le Golfe de Pc Tche-li, ou dans une partie de ce golfe, avant que les préparatifs militaires fussent assez avancés pour permettre aux troupes de faire un mouvement correspondant en avant, et calculait les effets qu'à Chang-Haï surtout une pareille mesure aurait probablement sur les intérêts commerciaux et la sécurité des étrangers.
Après avoir considéré le contenu de ce Mémorandum et. mûrement délibéré.
Les Soussignés ont résolu à l'unanimité qu'un blocus immédiat, comme opération isolée, serait probablement plus préjudiciable aux intérêts de l'expédition que nuisible au Gouvernement Chinois, et qu'en conséquence il n'était pas désirable de l'établir jusqu'à ce que les préparatifs de l'expédition lussent plus avancés.
Il a été également résolu que les forces alliées occuperaient l'ile de Chusan aussitôt qu'elles seraient prêtes à mettre cette opération à exécution, et que les Plénipotentiaires en feraient la demande aux Commandants-en-chef, attendu qu'il était essentiel pour les opérations ultérieures que cette mesure ne fut pas différée.
(Si g.) A. Bourboulon.