PA-LI-K'IAO, 21 SEPTEMBRE
COMBAT DE TCHANG-KIA-W A>", l8 SEPTEMBRE l86o.
Le 17 septembre, les armées alliées avaient quitté Ho-siwou et allaient camper au Xord du village de Ma-teou ; le lendemain matin, elles se remettaient en marche : la colonne française, renforcée de troupes amenées de Tien-tsin par le général Collineau, suivait la colonne anglaise qui, à huit kilomètres à peu près de Ma-teou, se heurta à l'armée tartare ; celle-ci se déployait sur un front de cinq kilomètres, formant devant Koua-tsoun, village en avant de Tchang- Kia-wan, un vaste arc de cercle, appuyé sur le canal qui conduit au Pei-ho. A ce moment, Ileng K'i se présentait pour voir les ambassadeurs1 et il semblait surpris d'apprendre que ceux-ci n'étaient pas à l'avarit-garde, mais étaient restés à Ho-si-wou. On ne peut supposer qu'il fût ignorant de ce qui se préparait et le but des Chinois était évidemment de s'emparer des Plénipotentiaires.
En attendant les nouvelles, les Commandants en chef prirent les mesures que réclamait la situation grave ; à ce moment, le capitaine Chanoine et le colonel Walker, celui-ci blessé à côté de l'officier comptable Ader, resté aux mains des Chinois, arrivaient de toute la vitesse de leurs chevaux avec la nouvelle de la trahison.