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LE BARON GROS AU PRINCE KOÙNG 09Q

Le baron Gros en accusant réception au prince Koung de sa communication, lui déclarait qu'il lui serait impossible d'arrêter les hostilités, ni de reprendre les négociations de paix, tant que les prisonniers détenus à Pe-King, ne seraient pas rendus.

LE BARON GROS AI PRINCE KOUNG, LE 2 2 SEPTEMBRE lS6o.

22 septembre 1860.

Le Soussigné, etc. a reçu la dépêche, en date d'hier, par laquelle S. A. le prince Koung lui annonce sa nomination de Commissaire impérial, muni de pleins pouvoirs pour négocier avec lui le rétablissement de la paix entre les deux empires.

Le Soussigné doit, avant toutes choses, rappeler au prince Koung, que plusieurs sujets de S. M. l'empereur des Français et de S. M. Britannique ont été arrêtés par les autorités chinoises et se trouvent, dit- on, en ce moment à Pe-King.

Les Commandants en chef des forces alliées ont déjà requis l'autorité supérieure de T'oung-tchcou d'intimer à ces officiers civils ou militaires, français et anglais, qui se trouvaient d'abord à T'oung-tcheou, de rejoindre leurs camps respectifs le plus tôt possible.

Le Soussigné n'ayant reçu ni d'eux ni des autorités chinoises, aucune nouvelle à ce sujet, prie S. A. de vouloir bien faire parvenir la lettre ci-jointe à l'un des Français détenus à Pe-King, pour qu'il la communique à ses compatriotes. Cette lettre leur enjoint de revenir immédiatement auprès du Soussigné, qui doit déclarer à Son Altesse que tant que les individus dont il est question ne seront pas revenus au quartier général de l'armée française, il sera impossible au Soussigné de demander au Commandant en chef de cette armée, de suspendre les hostilités et qu'il ne pourra pas, non plus, reprendre de nouveau les négociations de paix.

Le Tao-t'aï de T'oung-tcheou a été prévenu par les Commandants en chef des armées alliées que si le moindre obstacle était apporté au retour de ces individus clans leurs camps respectifs, le Gouvernement chinois assumerait sur lui la plus sérieuse responsabilité.

Le Soussigné, etc.

(Sig.) Baron Citos.

33o PA-LI-k'iAO, 21 SEPTEMBRE iSfio

La lettre suivante du baron Gros au Ministre des affaires étrangères résume ces derniers événements :

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