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CHAPITRE XXIV

Le combat de Pa-li-K'iao avait à peu près épuisé les munitions des Alliés, ce qui causa forcément un délai dans les opérations militaires. Après la défaite de Seng-Ko-lin-ts'in, au lieu de marcher directement sur Pe-King, les Commandants en chef pensèrent qu'il serait plus prudent ou plus sage de faire venir de T'ien-Tsin, ce qui serait disponible en hommes, munitions et vivres. D'ailleurs le prince Koung avait commencé à négocier avec les Ambassadeurs.

Le 2 octobre, une lettre fut reçue de Parkes, demandant des vêtements pour lui et pour M. Loch ; une note écrite par ce dernier en hindoustani, marquait que la lettre était écrite sous la dictée des Chinois ; le 4, nouvelle lettre de Parkes, qui a reçu les vêtements et qui dit qu'ils étaient enfermés avec trois autres prisonniers, dans le temple Kaomiao l près de Tô-ch'eng men 2.

Le 21 septembre, le général Collineau avait rejoint le général Montauban: « Enfin aujourd'hui, écrit ce dernier le 3 octobre de Pa-li-k'iao, je marcherai contre Pe-King avec 3 5oo baïonnettes, plus 3 batteries d'artillerie, soit environ

i. Wolseley, Warin China, p. an.

2. Porte de la \ crtu triomphante ; l'une des deux portes de la face Nord de la ville lartàre de Pe-King.

35o PRISE DU TOUEN-MING-YOUEN

\ ooo hommes. Le général Grant autant. J'ai de plus Goo fusées incendiaires '. »

Les anglais se mirent en route le 3 octobre, et le 5 toutes les forces alliées se dirigeaient sur Pe king, les Anglais occupaient à leur tour la droite que nous avions prise précédemment.

Le soir, les Alliés campaient à 5 kilomètres à l'Est de la capitale.

Le 6 octobre au matin, les Commandants en chef reprenaient la marche, suivant parallèlement le mur Est de Pc- King ; une reconnaissance du colonel Dupin le mit en présence d'un gros de cavaliers tartares qui ne reparut d'ailleurs plus, mais que l'on se prépara à attaquer; on apprit bientôt que les Tartares s'étaient retirés du côté du \ouen-ming youen, au Nord-Ouest de la capitale.

Le baron Gros était allé camper, le 5 octobre, dans une ferme à une lieue de Pa-li-k'iao, dans une position assez peu sûre, près du camp anglais; le soir même, le général Montauban prévenait l'Ambassadeur qu'il allait transporter son quartier général sous les murs mêmes de Pe-King et il conseillait au baron Gros d'aller s'installer dans la vaste tuilerie de Tine ou tchouang, entourée de murs, où il serait en sécurité. Le lendemain, 6 octobre, le baron Gros se rendait sans diiïîcultés dans son nouvel asile.

Dans une dépèche du 5 octobre, le baron Gros demandait au général de Montauban de faire occuper les églises catholiques de Pe-King dès l'arrivée clans la capitale.

LE BARON GROS AU GÉNÉRAL DE MONTA UBAH

Tuilerie de Tine ou tchouang, le 5 octobre 1860.

Monsieur le Général, Au moment où nous allons probablement entrer dans Pe-King,

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