CONVENTIONS DE PE-RING
La présente Convention de paix a été faiteà Pe-King, en quatre expéditions, l<' a5 octobre 1860, et y a été signée par les Plénipotentiaires respectifs, qui y ont apposé le sceau de leurs armes.
Baron Gros. Prince de Koung.
La Convention de Pc-fving est muette au sujet des 200 000 taëlâ réclamés dans l'ultimatum du i3 octobre1 pour être répartis aux victimes du guet-apens de T'oung-tcheou; « par condescendance pour le prince Koung, il a été convenu, entre lord Elgin et moi, dit le baron Gros, que celle indemnité imposée comme punition au Gouvernement cliinois, et qui avait déjà été payée avec exactitude, ne serait pas mentionnée dans un acte officiel qui rétablissait la paix entre la Chine et les puissances alliées2 ».
RATIFICATIONS DU TRUTÉ DE t'iEN-TSIIÎ, 10 OCTOBRE l86o.
Le jour même (2 5 octobre 18G0) de la signature de la Convention, les ratifications du traité de Tien-tsin3, étaient échangées :
Le 25 octobre 1860, les Hauts Commissaires des Empires de France et de Chine, munis de pleins-pouvoirs trouvés réciproquement en bonne et due forme, savoir :
1. Le i3 octobre 1860, le baron Gros, dans une dépêche au Prince de Koung, avait stipulé deux clauses :
« Par la première, le gouvernement chinois promettra de payer une indemnité de 200000 taëls aux victimes françaises de l'attentat du 18 septembre dernier, et à verser de suite cette somme entre les mains du trésorier de l'armée française en Chine.
« Par la seconde, le gouvernement chinois s'engagera à faire rendre au ministre de France en Chine les églises, cimetières, maisons, terrains et autres propriétés qui en dépendaient et dont parle le décret impéria de Tao-Kouang. » (Livre jaune du Baron Gros, p. 1 3 8 - 1 3 9 . )