ARRIVEE DES PLENIPOTENTIAIRES AU PEI-HO
Cependant les plénipotentiaires étrangers avaient quitté Chang-Haï le i5 juin et Wou-soungle 16 au matin. M. Bruce dans la journée du 20, et M. de Bourboulon avec le Du Chayla, le même jour vers 10 heures du soir, arrivaient au mouillage de l'embouchure du Pei-ho ; le Norzagaray y était également arrivé dans la journée.
L'amiral Hope était arrivé le 17 ; comme nous l'avons vu, immédiatement le Commandant Commerell et l'interprète M. Mongan1. furent envoyés au delà de la barre pour annoncer aux autorités chinoises l'arrivée des deux ministres ; on refusa de laisser débarquer les deux délégués et on leur déclara qu'il n'y avait à terre aucun fonctionnaire, civil ou militaire, qui pût les recevoir. En apprenant ce qui s'était passé, l'Amiral anglais envoya de nouveau le Capitaine Commerell pour prévenir que les ministres étaient arrivés et que dans les trois jours, passage devait leur être ouvert pour remonter le fleuve jusqu'à ï'ien-tsin.
Dès le 21 au matin « avant que j'eusse eu le temps de communiquer avec M. Bruce, écrit M. de Bourboulon2, l'Amiral Hope vint me voir, et, pour ainsi dire me rendre compte de la manière dont il s'était acquitté du message dont nous l'avions chargé en commun Ce fut de sa bouche que je reçus avec plusieurs autres détails que je suis obligé d'abréger, toutes les informations sur l'état que présentaient les défenses de l'entrée de la rivière et sur ce qui s'était passé avant notre arrivée. Je dois encore ajouter que l'Amiral, dès le lendemain de la sienne, avait fait mouiller la plupart de ses canonnières de l'autre côté de la barre, c'est-à-dire, dans la rivière quoiqu'à une certaine distance des forts et des barrages. Mon impression fut, d'après la descrip-