‹ L'expédition de Chine de 1860Chapitre 50 sur 271 · James Mongan, y kj dcc · texte numérisé non relu

James Mongan, y kj dcc

•1. Lettre du 3o juin i8f>g.

67i AFFAIRE DK TA-KOU, JUIN 1 85p,

tion que l'Amiral me donna de ces estacades, que le passage pourrai! être fort difficile à forcer: cependant sur la question que je lui lis si, avec les forces don! il disposait, il croyait pou voir surmonter ces obstacles, il me répondit avec une si aoblé assurance qu'il n'en doutait pas, qu'il me lit partager à un haut degré sa confiance. Là dessus nous nous séparâmes sans que je lui eusse exprimé une opinion sur le parti qu'il y a\ail à prendre et me bornant à lui dire que j'allais en conférer dans la journée avec M. Bruce ».

« Je ne me dissimulai pas en ce moment l'extrême gravité de l'opinion que j'étais appelé à donner. Il ne m'était plus permis de douter en présence des défenses accumulées à l'entrée de la rivière et l'attitude tacitement hostile des autorités locales, (pitié Cabinet de Pe-King, quoicpie parfaitement instruit de nos intentions appuyées sur les termes des Traités, par nos notes du 18 Mai adressées à Kouci-liang de Hongkong et probablement même par celles remises à ce Commissaire Impérial à notre arrivée à Cliang-Haï, que le Cabinet de Pe-King, dis-je, ne fut résolu, et cela de longue main, à s'opposer par tous les moyens ;i notre passage. Il est vrai que cette conduite était en contradiction flagrante avec les assurances si positives et si pacifiques données par kouci-Liang à M. Bruce à la veille du départ de Ghang- Haï : mais cette contradiction pouvait s'expliquer de diverses manières, soit par ce cjue l'on savait depuis longtemps de l'existence à la Cour de Pe-King de deux partis, l'un inclinant à la paix, c'est-à-dire aux accommodements avec les Étrangers et dont le principal représentant était kouei-liang, l'autre poussant à la guerre et la rupture des Traités et qui depuis notre retraite du Pei-ho l'année dernière serait redevenu prédominant, soit, ce qui n'est pas impossible quoique cependant peu probable, par un acte d'extrême duplicité de Kouei-liang lui-même, qui n'ayant pu réussir à nous retenir à Chang-Haï aurait voulu par des assurances mensongères de dispositions amicales nous entraîner plus sûrement dans une sorte de guet-apens. Toujours est-il que ces assurances du premier Ministre de l'Empire chinois, reconnaissant si formellement notre droit d'aller échanger les Traités à Pe-King et invitant même le Ministre anglais à se rendre à T'ien-tsin, légitimaient plus que jamais notre résolution de poursuivre sans retard notre voyage vers la Capitale. — D'un autre côté', le temps quoiqu'encore suflisanl pressait pour que nous puissions être rendus à Pe-King à temps pour effectuer l'échange des ratifications dans les délais fixés, et si

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