‹ L'expédition de Chine de 1860Chapitre 64 sur 271 · COMMUNICATION DE HO V M. DE I30URBOULON · texte numérisé non relu

COMMUNICATION DE HO V M. DE I30URBOULON

llo, Haut Commissaire Impérial de la dynastie Ta Ts'ing et Vice-Roi des Deux Kiang, etc., etc., adresse la présente dépèche (à Mr. de Bourboulon).

Dans la 4e lnne de l'année courante (mai), V. E. à son arrivée d'Europe, m'a fait l'honneur de m'écrire officiellement et dès lors commencèrent nos relations amicales.

Après son arrivée subséquente à Chang-Haï, V. E. étant partie immédiatement pour T'ien-tsin, les Commissaires • Impériaux kouei-liang et ses collègues partirent aussi par terre ; j'espérais alors qu'après l'échange du Traité, le nouveau règlement pourrait être dans peu de jours mis à exécution ; mais contrairement à toute prévision l'affaire eut une tout autre issue1 qu'on ne s'\ attendait, et V. E. ainsi que le Haut-Commissaire de S. M. Britannique, Mr. Bruce, durent retourner, l'un après l'autre, au Sud.

Mais maintenant, je suis informé que le Commissaire Améri cain a eu une entrevue avec le Gouverneur Général du Tche-li, à Pe-Cançj de T'ien-tsin, et qu'à la suite de cette entrevue il y a eu entre les deux la meilleure intelligence, - - l'échange du Traité devant s'effectuer, comme il avait été convenu, — lorsque le Commissaire Impérial Kouei-Liang et ses collègues arriveraient à Pc-King, S. E. le Haut Commissaire de S. M. Britannique, Mr. Bruce, ne sachant pas que S. E. Heng, Vice-Roi du Tche-li, était à l'attendre à Pe-t'ang, c'est pourquoi il lit l'erreur de vouloir entrer à Ta-Kou où a eu lieu le désastreux événement, mais qui en réalité n'a pas été avec préméditation.

Comme je pense qu'à cette heure le Commissaire Impérial Kouei-Liang et ses collègues doivent être arrivés à Pe-King, il me paraît que V. E. pourrait sans perte de temps, se diriger vers l'entrée de T'ien-tsin et effectuer l'échange du Traité, afin que le délai ne soit pas dépassé.

Quant à S. E. le Commissaire de S. M. Britannique, Mr. Bruce, comme jusqu'à présent aucune communication officielle n'a été échangée entre moi et S. E., je ne trouve pas à

i. L'expression employée clans le texte chinois correspond exactement a celle de « lurncd ont », en anglais.

qfi NÉGOCIATIONS CHINOISES

propos de lui écrire à celle occasion : je prie donc \ . E. de vouloir bien m'excuser de la meilleure manière auprès de S. E. et de lui persuader de voir s'il pourra partir conjointement avec vous pour le Nord, a lin de pouvoir dissiper Ions les malentendus antérieurs, et aussi pour que les Commissaires Impériaux Roueiliang el ses collègues, qui doivent être déjà rendus à Pe-t'ang, puissent recevoir dûment V. E. comme ils l'avaient promis. De cette manière la paix et l'amitié règneronl pour toujours, et les avantages seront réciproques tant pour la Chine «pic pour les étrangers.

Je connais assez bien, depuis longtemps, que \ . E. et S. E. le Commissaire de S. M. Britannique sont doués de droiture et de bon jugement, et je pense qu'eux aussi ayant entendu parler de ma bonne foi et de ma sincérité, ils donneront poids à mes paroles.

En conséquence j'adresse à V. E. la présente dépêche, espérant, qu'elle voudra bien la prendre en considération et me favoriser de sa réponse.

Le 19 de la 6e lune de la 9e année du règne (le 18 juillet

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