APPRÉHENSIONS DU BAROX GROS Q
leurs mains et qui ont trait à l'organisation des Braves, les Ministres de S. M. (c'est-à-dire les Commissaires de Fayoun), obéissant à ses instructions, ont soin d'émettre eux-mêmes tous les ordres à donner, sans conférer avec d'autres personnes et sans en informer qui que ce soit, afin d'assurer le secret de leurs actes et d'empêcher que quelques indiscrétions ne soient commises sur le plan arrêté (celte phrase est une citation du décret impérial du 7 novembre); dès qu'ils pourront rendre compte des résultats obtenus par les mesures qu'ils ont prises, ils rédigeront un nouveau rapport de nature, ils en ont l'espoir, à dissiper toute inquiétude dans l'esprit de S. M, Post-scriptum respectueux '.
Le 8 février i85q, une expédition pacifique composée de 900 Anglais et de i3o Français fut envoyée de Canton, à Fayoun ; les trois membres du Comité de Fayoun auxquels l'Empereur avait adressé l'édit secret de novembre avaient fui en emportant leurs archives et avec leur départ avait sombré le crédit dont ils jouissaient près de leurs concitoyens. D'ailleurs les Commissaires impériaux n'avaient pas manqué de déclarer que « le document que lord Elgin leur a transmis et qui lui a été donné comme étant un édit secret de l'Empereur adressé aux membres du Comité de Fayoun est un faux matériel, injurieux pour l'Empereur qui, fidèle à ses engagements, étail résolu à les remplir avec honneur et que des recherches allaient être faites pour découvrir l'auteur d'un acte aussi coupable et de le punir sévèrement si on parvenait à l'arrêter. »