‹ L'expédition de Chine de 1860Chapitre 82 sur 271 · I 1 8 POLITIQUE DE L* ANGLETERRE · texte numérisé non relu

I 1 8 POLITIQUE DE L* ANGLETERRE

l'aire cause commune avec la grande Bretagne pour obtenir réparation de l'échec du Pei-ho, et, d'autre part, cependant, la défense simultanée de nos intérêts propres, le maintien des satisfactions qu'ils comportent plus spécialement, ce double but ne saurait, ce semble, pouvoir être atteint que par une mesure analogue à la nomination du Baron Gros, en d'autres termes par un nouvel envoi en Chine d'un agent de position et de grade égaux à ceux de Lord Elgin. Quelque logique que paraisse toutefois cette conclusion, il est une considération qui mérite peut-être d'être attentivement examinée avant de prendre une décision. Lord Elgin arrivera sur un terrain qu'il connaît parfaitement, n'ayant plus à étudier les questions qu'il aura à résoudre : tout autre, à moins que cette mission ne soit encore confiée au Baron Gros, serait la situation d'un nouveau Commissaire Français en Chine, il aurait nécessairement contre lui, dés le début, son inexpérience des hommes et des choses du pays. M. de Bourboulon, au contraire, est parfaitement au courant de ce qui s'est passé en Chine dans ces dernières années, des incidents les plus récents, comme des phases de la négociation qui avait abouti aux traités de T'ien-tsin. Tout ce qu'il avait intérêt à apprendre à ce sujet, il l'a su de son collègue britannique actuel, M. Bruce, frère et secrétaire de Lord Elgin en 1867 et i858, il est avec lui dans les meilleurs termes et dans les rapports de confiance les plus utiles pour le service de l'Empereur, il se trouverait donc, sous ce rapport, mieux préparé que tout autre à prendre part, sans préjudice pour nos intérêts, aux négociations nouvelles que Lord Elgin aurait à entamer. Mais il faudrait pour cela qu'il convint au Gouvernement de l'Empereur de le munir de pouvoirs plus étendus que ceux qu'il a entre les mains, de lui attribuer, avec un autre titre, une autorité supérieure que le Commandant en Chef des forces de Sa Majesté devrait être expressément invité à reconnaître, et de lui laisser enfin une latitude analogue à celle qu'on accorderait à Lord Elgin.

Etait-il nécessaire de faire une déclaration de guerre officielle ?

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