‹ L'expédition de Chine de 1860; histoire diplomatique, notes et documents;Chapitre 16 sur 236 · I.oni) KI.GIN iJAiNS (.1; YANG-TSKU · texte numérisé non relu

I.oni) KI.GIN iJAiNS (.1; YANG-TSKU

et toute suspicion au sujet de Texpcdition projetée, le 3 novembre, lord Elgin prévenait de ses intentions M. Recd et le baron Gros; celui-ci répondit :

Chang-liai, le G novembre i858.

Mi lord,

J'ai reçu la loltrc que voire Excellence m'a fait l'honneur de m'ccrire pour m'annoiicer qu'ayant manifesté aux Commissaires Impériaux le désir de remonter le Yang-tseu Iviang et pouvoir juger ainsi par elle-même quels seraient, sur la rive de ce fleuve, les ports qui pourraient être utilement ouverts au commerce Britaimique, ces hauts fonctionnaires auraient répondu à votre Excellence qu'ils allaient préparer des lettres pour les autorités riveraines et lui donner des olliciers qui les porteraient et pourraient rendre à votre Excellence les services qu'elle réclamerait.

Je vous remercie, Milord, d'avoir bien voulu me faire cette importante communication, et je n'ai pas besoin de vous dire que je serai heureux d'apprendre que votre Excellence a obtenu de cette expédition tous les résultats cpi'elle doit en espérer.

J'ai, &c.

(Signé) liaron Gaos^.

LORD ELGIN DANS LE YANG-TSEU (8 NOVEMBRE iSSB-I*^"" JANVIER iSÔq)

Immédiatement après la signature du tarif, lord Elgin qui avait abandonne de l'ait, sinon de droit, la résidence permanente des agents diplomatiques anglais à Pe-King, et avait obtenu en échange de cette condescendance la permission de remonter le Kiang, ainsi que nous l'avons vu, s'embarquait à Chang-Haï le 8 novembre à i heure de l'après-midi, sur la frégate à vapeur Furious, qui était accompagnée de

I. Correspond ence relative to the Earl of Elgin s spécial Missions to China and Japan, 1857-59, p. 436.

CoKDiEK. — Expcd. de Cliine, 1860. 3

34 DKUMKUKS m:(;()(.i\tio\s

la liclrihulinii : il [)assa à TcIkii Kiaiifi. à Naii kiiiL;- or(ii[)c par les rebelles qu'il cliàtia sévèieinenL pour l'aiiclace qiiils avaient eue crouvrir le leu à son passage, à Ngan-King, et le 6 décembre, il jetait Fancre àlIan-K'cou avec les bâtiments Fiirions. f^ruizcr. Lee et Dove placés à sa disposition par Famiral Scymonr; la RelriJnUion avait été laissée en arrière. L'ambassadeur anglais quittait llan k'eoule \i décembre, et était de retour à Chang-Haï le i''" janvier. En deliDrscrun rapport général, des rapports spéciaux lurciil rédigés sur cliacun des ports visités.

CHÂPIlRh: III

FIN DE LA MISSION DU BARON GROS ET DE LORD ELGIN INSTRUCTIONS DE M. BRUCE

AMBASSADEURS l'

Des négociations se poursuivaient d'autre part entre la France et l'Angleterre, au sujet de la nouvelle mission à Pe-King- et les deux Puissances s'étaient mises d'accord pour que le titre élevé d'Ambassadeur fût conféré à leurs représentants dans la capitale de l'Empire chinois.

Le chef du Foreign Office, lord Malmesbury, faisait part des vues de son gouvernement à l'ambassadeur britannique à Paris, lord Cowley, dans les termes suivants :

LOUD MALMESBURV AU COSUrE COWLEY

Foreign OHice, October 22, i858.

Mv LuUD,

In replv to Your Excellency's despatcli n" 1867 of tlie 17II1 instant, 1 hâve to stale to\. E. tliat H. M. 's Government intend to confer tlie title of Ambassador on their future Envoy to Pekine;.

In their opinion, it is oC importance that lie should hold ihc highcst diplomatie rank whicli may Impose not only unbounded respect on tlie part of the Cliinese and other Autliorities, but

fis DE L\ MISSION IJL U.VKON UUOS liT DE LOKU ELGI.N

also oblaln il (Voiii llic yroal nuinbcr o( British Agents who Avill 1)1' stibinillod to liis direclions. Il is the objcct of II. M. 's Government to place tbe Anibassador at Peking in a position as regards the (Jonsubu' and Commercial Anlborilies analogous lo tliat ol'll. M. 's Ambassador at Constanliiiople.

Tbis principlc is still more necessary in Cbina wbere 11. M. s Agents arc so far rcmoved from the Secrctary of State.

I am, etc.

Daulre part, le Ministre des Affaires étrangères prévenait le baron Gros confidentiellement des intentions du gouvernement impérial et lui marquait que ce titre d'ambassadeur lui était réservé.

LE UlMSTllE DES Ail AUVES ETUANGERES AL liVIlU.N (JUUS, 8 NOVEMBRE l858.

8 noNciiibre i85(:5.-

Monsieur le Baron, l'Empcieur a décidé (ju'une ambassade serait créée à Pe-Ring et qu'elle y serait établie sur le pied de celle de Constantinople, c'est-à-dire dans des conditions qui lui permettent de répondre à tout ce qu'exigent les besoins d'une situation nouvelle et avec tout l'éclat nécessaire pour bien laire comprendre au gouvernement chinois la grandeur et la puissance de la France. Le gouvernement de S. M. B. a, de son côté, pris une résolution semblable.

Le désir de l'Empereur serait de vous contier, M. le Baron, ce poste important dans la pensée qu'il ne saurait cire remis entre de meilleures mains. J'espiM-e que vous verrez dans cette intention un nouveau témoignage de la bienveillance de S. M. J'atleiulrai cependant votre réponse pour prendre les ordres déiinilils (h" l'Empereur.

L'Angleterre ayant décidé d'envoyer en Chine une nouvelle ambassade dès le commencement de février, le gouvernement français, sans attendre la réponse du baron Gros, se prépara à suivre cet exemple :

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