‹ L'expédition de Chine de 1860; histoire diplomatique, notes et documents;Chapitre 200 sur 236 · LE BARON GROS AU PRINCE KOUNG S^D · texte numérisé non relu

LE BARON GROS AU PRINCE KOUNG S^D

Je VOUS enverrai dans une lieurc cette lettre mieux rédigée et d'une écriture plus lisible.

Tout à vous, etc.

Baron Gros.

Enfin, une lettre adressée le 17 octobre par le baron Gros au prince Koung, en réponse à la dépècbe de celui-ci du 12, marquait exactement la situation de la marche des négociations à suivre et les conditions imposées par la France.

LE DARO?< GROS AU PRINCE ROUNG

17 octobre iSOo.

Le Soussigné, etc., etc., a reçu la dépêche cpic le Prince Koung lui a (ait l'honneur de lui écrire le 12 de ce mois, et il veut y répondre avec une franchise qui ne pourra blesser en aucune manière S. A. Impériale puiscjue le Soussigné, sans jamais pouvoir s'écarter de la vérité, cherchera seulement à la rappeler à S. A. qui semble la mal comprendre ou l'avoir oubliée.

Le Prince Koung part d'un principe qu'il appuie sur un fait qui n'existe pas: il dit, à plusieurs reprises, cjue la paix étant laite, il ne comprend pas pourquoi les troupes françaises marchent en avant et continuent les hostilités. Le Prince se trompe. In paix nesl pas faite, les hostilités commencées à Pe-t'ang n'ont jamais été suspendues, et tous les Commissaires impériaux, auxquels le Soussigné a dû répondre, ont été toujours prévenus que les hostilités ne cesseraient que lorscpic la paix serait signée, or le Prince Koung sait bien que la paix n'a pas été signée.

A T'ien-tsin, tout pouvait se terminer à l'amiable, tout était convenu, lorsque la perfidie du Gouvernement chinois est venue tout rompre, et forcer les troupes alliées à marcher sur T'ouiujtcheou, en déliant en même temps le Soussigné des engagements qu'il avait pris envers les Commissaires impériaux.

Tout pouvait encore être arrangé plus tard à T'oung-tcheon puisqu'il avait été convenu que les troupes alliées camperaient à 6 milles en avant de cette ville dans laquelle le Soussigné se rendrait ensuite avec une escorte d'honneur pour conclure la paix. S. A. L sait parfaitement que le général Sèng-ko-lin-ts'in, violant les engagements pris par le Gouvernement chinois, a

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