‹ L'expédition de Chine de 1860; histoire diplomatique, notes et documents;Chapitre 201 sur 236 · DESTRCCTION DC PALAIS d'ÉTÉ · texte numérisé non relu

DESTRCCTION DC PALAIS d'ÉTÉ

attaqué les armées alliées avant même qu'elles ne fussent sur le terrain désiijné par les Commissaires chinois, et que par cette nouvelle perfulie f[ue l'armée chinoise a pavée cher, puisqu'elle a subi la délaite la plus complète, il a forcé encore les armées alliées à marcher en avant et a délié le Soussigné des engagements qu'il venait de prendre de nouveau.

A Pn II Wiao, l'armée chinoise a été mise en déroute bien plus encore qu'à Tchang-Kia wan, et là enfin, malgré la délovauté avec laquelle le Gouvernement chinois a violé le droit des gens dans la personne de sujets anglais et français qui, se fiant malheureusement à la parole des autorités chinoises qui les avaient bien accueillis à T'oang-tcheou, sous le caractère sacré de parlementaires, ont été pris, liés de cordes, et traités comme des malfaiteurs, tout pouvait encore s'arranger. Le Soussigné a écrit alors bien clairement à S. x\.. I. elle-même, quesi, dans la journée du lendemain, les détenus anglais et français étaient rendus dans leurs camps respectifs, la pai.x pourrait être signée aux conditions convenues et que les troupes françaises se retireraient, mais que si les prisonniers n'étaient pas rendus dans la journée, ces troupes marcheraient immédiatement sur Pe-King. S. A. I. n'a pas voulu rendre les détenus dans la journée dont il est question. Elle a demandé au contraire que les troupes françaises s'éloignassent d'abord, cjue la paix fût signée, et elle a dit c|u'alors seulement Elle rendrait les détenus. Le Prince a donc su ce qu'il faisait et en refusant de rendre les détenus, il a forcé les Alliés à marcher sur la capitale.

C est pendant cette marche et par conséquent pendant la guerre que les troupes alliées ont pris le Palais d'été de l'Empereur. Elles ne l'ont point pillé, comme le dit S. A. 1., elles n'ont fait que partager entre elles et conformément aux lois de la guerre une prise de guerre que le sort des armes avait fait tomber entre leurs mains, et le Prince doit savoir que si le palais a élé ensuile saccagé et incendié, c'est par les bandes de brigands chinois qui se trouvent partout, et sur lescjuelles à Ho-Si-Wou, par exemple, les Alliés ont été obligés de tirer, lorsqu'elles sont venues pour piller et ravager dans ce village les habitations de leurs propres compatriotes.

Ceci étant bien établi et S. A. 1. étant un Prince trop éclairé pour en méconnaître la justesse, le Soussigné consent encore à saisir l'occasion qui se présente de conclure la paix, si le Gouvernement chinois, abandonnant le système de fourberie et de déloyauté qui lui a si mal réussi jusqu'à présent, veut enfin

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