I. Traduction
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son information une copie de la dépèclie qnc j'ai rn\ovt''e an Prince Roung le 17 courant.
Comme au nombre des conditions de paix que j'ai actuellement soumises au Gouvernement chinois, il en est imc sur laquelle \ . E. a fait quelques observations, je hii demande la permission de lui exposer officiellement les raisons de ma conduite. V. E. me pardonnera de les exposer avec c[uelquc détail, car il est essentiel à la fois pour ma propre satisfaction et pour les intérêts de la cause commune, cjue je prouve d'vme manière satisfaisante à \ . E. cjue lorsque je difTère d'opinion avec elle, ce qui est toujours poin- mol le sujet d'un regret sincère, ce n'est point par des mol ifs futiles et sans mûre réflexion.
V. E. me permettra d'abord de lui rappeler que, sur sa demande, j'ai supprimé dans ma dépèche la clause énoncée dans le projet primitif qui vous a été soumis et c[ui stipulait cpi'un monument serait érigé à ï'ien-tsin, aux frais du Gouvernement chinois, relatant le crime dont ce gouvernement s'était rendu coupable par l'arrestation et le meurtre de nos compatriotes, illégalement faits prisonniers alors qu'ils étaient sous la proctection du pavillon parlementaire, ainsi que le châtiment qu'il avait encouru pour ce forfait ; je dois pourtant avouer franchement que je pense encore cju'il eût été politique et parfaitement raisonnable dans les circonstances présentes d'exiger des autorités chinoises, cet aveu formel de leur culpabilité.
Quoiqu'il en soit, si pour me conformer à l'opinion de V. E., j'avais effacé la clause annonçant la destruction du Yoiien-Ming yoiien, il eut semblé que ma dépèche n'exigeait cju'une mince compensation pécuniaire pour nos infortunés compatriotes, et que c'était la seule réparation que je jugeais convenable de réclamer pour les actes de perfide barbarie dont ils avaient été victimes. Je ne puis croire que les droits de la justice eussent été satisfaits, ni que la sûreté des agents et des résidents anglais eût été sulFisamment assurée pour l'avenir par une pareille demande.
Sans doute des objections peuvent être élevées contre un acte tel que l'incendie du palais de Youen-Ming youen, mais avant de rejeter ce mode de châtiment, j'avais à me demander quel autre mode j'y substituerais.
Les seuls points de vue sous lesquels me soit apparue à moimême cette question cjui m'aient été indiqués par d'autres sont les suivants :
i" J'aurais pu réclamer une somme d'argent considérable, non
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pas comme eoinpensalion pour les victimes, mais comme une peine iniligée au (gouvernement chinois. Mais indépendamment de l'objection qu'il y aurait en principe à faire d'un crime de cette nature, une simple question d'argent, V. E., je n'en doute point, s'accordera à penser avec moi qu'au milieu de la désorganisation aciuelle du Gouvernement cliinois, il est tout simplement impossible d'en obtenir de fortes indemnités pécuniaires et (jue la seule mesure prati(|uc que l'on aurait pu prendre pour obtenir ce résultat cvit été d'v employer une partie du produit des douanes qui reste encore au Gouvernement cliinois et qui est pour lui d'un intérêt assez grand pour l'engager à permettre aux indigènes de continuer à conmiorcer avec les étrangers. Il a été calculé qu'il .serait nécessaire do prélever !!\o pour cent sur le produit net de:^ douanes do la Chine pendant environ \ ans pour arriver au paiement des indemnités déjà réclamées par nous dans la convention projetée à ï'ien-tsin.
D'embarrassantes questions d'occupation do territoire sont étroitement liées à cet arrangement et je ne crois pas que mon gouvernement désire que ce terme de liquidation soit prolongé.
?." J'aurais pu exiger que les personnes coupables de cruautés envers nos compatriotes ou de la violation d'un drapeau parlementaire, nous fussent délivrées. Mais si j'avais fait cette demande en termes généraux, on nous aurait sans doute amené des misérables subordonn(-s auxquels il eût été diiïicile de faire grâce et impossible d inlligor un chàlimonl ; mais si j'avais nommé Sèng-ko-lin-ls'in dont la culpabilité comme violateur d'un pavillon parlementaire, crime entraînant sa condamnation certaine devant un conseil de guerre, aurait pu être prouvée jusqu'à l'évidence, j'aurais fait une demande que le Gouvernement chinois, on peut l'allirmer sans crainte, n'aurait pas accordée et que mon propre gouvernement n'aurait pu imposer par la force. Je dois ajouter que faire retomber la responsabilité des actes du gouvernement sur des individus ressemble de trop près à la manière chinoise de faire la guerre pour cpie je puisse y donner mon approbation.
3" La destruction du palais impérial et des autres édifices publics à Pe-king aurait pu remplacer celle de Youon-Ming youcn. mais on pensait, en certains lieux, qu'il y aurait une difficulté morale à mettre cette mesure à exécution à cause des conditions auxquelles la porte Ncjan-limj a été remise aux Alliés. En outre il faut observer que ce procédé eût mis fin d'un seul coup à toute chance de conclure la paix ici. En effet notre entrée